Dans une déclaration qui nous est parvenue hier, la section de Bouira du Conseil national de l’enseignement supérieur (CNES) souligne son constat de « la situation de pourrissement entretenue par l’administration de l’université Akli Mohand Oulhadj».
Plus explicite, le CNES déplore, entre autres, « la mauvaise gestion des carrières (promotion, avancement, intégration d’IEP), des bourses de courte durée et des charges pédagogiques», ainsi que le problème de logement dont « le désistement se fait au profit de personnes déjà bénéficiaires » au détriment de celles qui y ouvrent droit. Ce dernier grief est tout particulièrement mis en exergue dans le document de la section syndicale, où est dénoncé un « blocage injustifié et injustifiable ».
Qualifiée de « floue et ambiguë », la gestion du volet inhérent à la distribution de logements renseignerait, encore une fois, selon le CNES, «sur la logique d’exclusion et le déni du droit». Cette situation de blocage, lit-on dans la déclaration, serait entretenue par « le premier responsable du centre (le recteur de l’université), dont l’unique souci est de priver de logements les enseignants du centre, au profit d’autres personnes de son choix ». Plus loin, le CNES s’interroge sur les agissements du premier responsable du centre universitaire qui serait « sous l’influence de prédateurs qui tentent d’asseoir leur logique mercantiliste afin de se voir offrir un deuxième, voire un troisième logement garant d’une rente mensuelle». Pour finir, la section syndicale appelle l’ensemble des enseignants à « plus de vigilance et de mobilisation pour défendre leur acquis et ne pas abdiquer face au déni de droit, afin que les logements soient destinés exclusivement aux enseignants qui y ouvrent droit ».
S. O. A
