Lutte contre le cancer

Le ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière a révélé, il y a quelques jours, que 250 000 personnes souffrent du cancer en Algérie. Un chiffre, qui est appelé à croître dans les prochaines années, puisque pas moins de 30 000 cas se déclarent chaque année. C’est donc par centaines de milliers que se compteront les malades, et les structures sanitaires actuelles, si elles ne sont pas développées, ne suffiront pas à les accueillir. Le Centre Pierre et Marie Curie (CPMC) d’Alger croule déjà sous le nombre, l’établissement accueillant les malades venant de tout le pays. C’est là qu’on fait les prélèvements et les analyses, c’est là qu’on établit les diagnostics, que l’on soigne ou opère. Pour réduire les pressions qui pèsent sur le centre et assurer une meilleure prise en charge des malades, il est prévu, dans le cadre du plan quinquennal, la création de huit centres anticancéreux, qui seront répartis par grandes régions géographiques, de façon à couvrir la majeure partie du territoire national. ll y aura ainsi trois centres pour la région Ouest (Tlemcen, Oran et Sidi-Bel-Abbès), trois pour la région Est (Sétif, Annaba et Batna), un pour le centre (Tizi Ouzou) et un pour le Sud (Ouargla). Ces centres, dont la construction sera lancée dès cette année, seront réceptionnés au plus tard en 2008. Ces centres soulageront certainement les malades et leurs familles des régions intérieures, qui sont obligés d’effectuer de longs et coûteux trajets pour se soigner. lI est souhaitable qu’en plus du rôle curatif qui leur est dévolu, ces centres s’occupent aussi de la prévention. On sait aujourd’hui que de nombreux cancers, comme celui du sein, qui fait des ravages parmi les femmes en Algérie, peuvent guérir quand ils sont diagnostiqués à temps.

S. Aït Larba