Ça se passe comme ça à Bougie

l A l’entame de la deuxième quinzaine du mois de Ramadhan, l’animation culturelle en ville, on peut dire qu’elle bat vraiment son plein. En plus des salles de spectacles habituelles tels que le TRB et la maison de la culture où les artistes se produisent à guichets fermés, il y a lieu de signaler l’apparition, cette année, d’autres spectacles tout à fait inédits au grand bonheur des promeneurs nocturnes. En effet, quelques temps après la rupture du jeûne, au moment où les rues grouillent de monde, une sympathique troupe d’Idhebalen se met de la partie en apportant de la gaieté dans les principales artères de la ville qu’elle n’arrête de sillonner, qu’à une heure tardive de la nuit. Par ailleurs, les salles des fêtes qui n’ont pas désempli durant tout l’été mais qui ont connu une certaine accalmie durant les premiers jours du Ramadhan, reprennent du service en offrant à leurs spectateurs, contre la somme de 150 DA, une tasse de thé, un qualb elouz et tous les décibels de leur disc-jockey. Dans certains quartiers populaires, à l’instar d’Ihadadène, des jeunes artistes donnent, parfois, depuis les terrasses des maisons, de vrais spectacles pour les enfants de ces quartiers, aux moyens limités. Par contre, s’agissant des zones rurales, question animation culturelle, on ne peut pas en dire autant. En effet, dans les villages, en dehors des interminables parties de dominos dans les cafés où règne une forte odeur de tabac et du jeu de loto, qui se pratique dans les caves et les garages au confort des plus approximatifs il n’y a pratiquement aucune activité attractive qui puisse occuper les jeunes durant les soirées du Ramadhan.

B. Mouhoub