Une telle motion, faut-il le rappeler, a été proposée par Belkhadem, lui-même, avant qu’il ne se rétracte. «Il a changé d’avis, parce qu’il sait qu’il n’aura pas de voix puisque nous avons 210 signatures d’engagements de retrait de confiance des membres du CC, sur les 351 qu’il compte», affirme Haïchour. Mais, dit-il, «ne parlons pas statistiques, il refuse d’aller à l’urne, il veut des affrontements physiques ». Haïchour affirme, néanmoins, que «nous allons y aller dans la sérénité nous avons trois possibilités statutaires pour destituer Belkhadem, le vote du retrait de confiance à main levée, par l’urne à bulletin secret ou par consensus, cette dernière est impossible, la première possibilité provoquera une cacophonie et l’urne est refusée par Belkhadem».
Alors ? «Nous allons continuer à nous exprimer dans le strict respect des statuts sauf provocation et dérapage, et là on s’attend à ce qu’il lève la séance pour gagner encore du temps» dit-il.
A ceux qui pensent que les contestataires en veulent au Président de la République, Haïchour répond que « dans son discours du 8 mai, le Président a confirmé sa filiation politique historique (…) ; mais on a un signe révélateur qui fait qu’il n’a rien à voir avec ce qui se passe au FLN». En tout état de cause, l’ex-ministre persiste et signe «le 15 juin, Belkhadem ne sera plus SG du FLN, ou il partira ou il démissionnera de lui même, ou on va le faire démissionner».
F. Z.
