Annoncé comme étant le principal grand projet de tout un quinquennat, le raccordement des nombreux villages des trois communes que dénombre la daïra de Tazmalt au réseau de gaz de ville demeure une pure utopie sur laquelle s’interrogent les citoyens de cette région.
Il s’agit respectivement des habitants des communes de Boudjellil, Tazmalt et Ath Mlikeche qui, juste après la finalisation de l’étude du projet de raccordement de leurs localités, ont attendu inlassablement la concrétisation de ce qu’ils appellent «la délivrance», eu égard aux pénibles pénuries de gaz butane notamment lors des saisons hivernales. A la fin du mois de janvier 2012, les citoyens de ces trois communes continuent d’espérer tout en reliant les raisons de ce retard en marche à l’approche des élections législatives du 10 mai dernier. Selon leurs interprétations, ce genre d’échéances pourrait être à l’origine de certains blocages au niveau des communes, voire même à l’échelle nationale. Malheureusement, les raisons du retard, sans qu’on puisse les élucider, s’annoncent aux yeux des citoyens toutes autres que ce qu’ils avaient vraiment aimé croire. Presque deux mois après les dernières élections, aucun projet sur le territoire des communes en question n’est à l’horizon. Contacté par nos soins, M. Salah Saâdi, maire de la commune de Boudjellil nous explique que «le projet de raccordement des communes au réseau de gaz de ville dépend directement de la Direction de Constantine qui a pris attache avec plusieurs localités à la fois». Suite à ce retard flagrant, plusieurs projets communaux sont, selon le maire de Boudjellil, suspendus. «Nous avons des routes à bitumer, mais nous ne pouvons pas entamer les travaux pour que ces mêmes routes deviennent dans peu de temps des chantiers de raccordement de gaz», conclut-il. Enfin, il est utile de rappeler que selon les résultats de l’étude du projet, les travaux seront entamés à partir de Beni Mansour pour la commune de Boudjellil. Quant aux communes de Tazmalt et d’Ath Mlikeche, le raccordement se fera de la même ville de Tazmalt, pour ainsi voir les citoyens d’Aït R’zine et d’Ighil Ali profiter de ce besoin tant attendu.
M. S.

