Les deux plus importantes villes de M’Chedallah qui sont le chef-lieu de daïra et Raffour encourent le risque d’une pénurie d’AEP d’ici la fin du mois de juin, selon une source proche du secteur de l’hydraulique, qui explique cette préoccupante prévision par le fait que les conduites secondaires de refoulement vers chacune des deux villes sont détériorées et hors d’usage.
La première en fonte et d’un diamètre de 250, étant celle utilisée chaque année en période chaude pour renforcer l’alimentation de la ville de M’Chedallah à partir d’un forage dans les plaines d’Oughazi. Cette conduite a été défoncée voila presque 2 mois, lors des travaux de fouilles et terrassements du projet de 150 logements OPGI, dont la conduite traversait le site en plein milieu. La deuxième conduite de refoulement détériorée, selon toujours notre source, est celle qui sert à renforcer la ville de Raffour toujours durant la période de grandes chaleurs. Cet ouvrage de diamètre 150 en amiante de surcroît, a subi les mêmes dégâts par l’entreprise qui intervient sur le projet d’un CEM, à l’entrée de la ville. Notre interlocuteur explique son inquiétude du fait que ces deux importantes villes alimentées durant toute l’année à partir du captage de la source noire de Saharidj (El Anser Averkane), doivent être obligatoirement renforcées par ces réseaux secondaires de secours au plus tard vers la fin du mois en cours, soit à partir du moment où le niveau et le débit de la source noire commenceront à baisser d’où la nécessité de faire recours aux conduites de refoulement du forage pour combler le manque à gagner en matière de volume à distribuer. Un procédé renouvelé chaque année pour éviter des pénuries d’AEP au mauvais moment et qui a réussi jusque-là. Or, avec ces deux conduites détériorées dont les préparations nécessaires ne sont pas encore entamées, il y a forcement matière à inquiétude. S’agissant d’un problème assez sérieux qui nous a été exposé par notre source qui se veut une façon de tirer la sonnette d’alarme, nous nous sommes rapprochés des services techniques de l’APC de M’Chedallah pour de plus amples informations.
Nous apprenons que les tronçons détériorés des deux conduites doivent être obligatoirement déplacées hors des chantiers et que les services concernés sont à la recherche d’une formule de financement et de prise en charge de l’opération sachant que pour le projet de 150 logements le maître de l’ouvrage étant l’OPGI quand à celui du CEM il relève bien entendu du secteur de l’éducation, les ouvrages d’AEP appartenant a l’hydraulique et gérés par l’ADE au profit des municipalités et de souligner enfin qu’elles ont été détériorées par les entreprises intervenant sur les deux projets qui sont elles aussi tenues par la close de remise en état, comme stipulé dans le cahier de charge.
Reste à espérer que tout ce beau monde arriverait a une solution rapide avant que ne commence la baisse du débit de la source noire et éviter que les deux plus gros centre urbains de la commune de M’Chedallah ne se retrouvent les robinets à sec au moment des grandes chaleurs et du ramadhan qui débuterait le 20 ou 21 juillet.
Oulaid Soualah

