Elle est l’une des principales voies de communication entre la basse et la haute Kabylie très fréquentée notamment par les touristes, les commerçants ambulants et les transporteurs de marchandises. La RN15 prend naissance au carrefour de Chorfa à partir de la RN26 pour rejoindre Aïn El Hammam via le col de Thirourdha. Le tronçon de 20Km qui affiche un état de délabrement fort avancé est celui entre le village Takerboust et le sommet du col passant par Aïn Zebda. Délabré n’est point un adjectif assez fort pour décrire l’état de ce tronçon truffé de nids de poule que l’érosion violente de ces hauteurs ne cesse d’élargir et d’approfondir au point de prendre les formes de véritables cratères parmi lesquels slaloment les véhicules le long de cet itinéraire. Mieux encore, des affaissements et glissements de terrains ayant entraîné une partie de la chaussée non signalés constituent un véritable piège mortel pour les milliers d’usagers, notamment de nuit ou par temps brumeux fréquent en ces lieux. A cela s’ajoutent d’énormes rochers qui occupent par endroits une partie de l’accotement ne livrant passage qu’à un seul véhicule à la fois. Le hasard veut que la plupart de ces rochers gênants se trouvent au détour d’un virage qui apparaissent brusquement donnant à peine le temps au conducteur de donner un brusque coup de volant pour les éviter de justesse. Fait accélérant la dégradation de la chaussée : les fossés d’évacuations des eaux complètement obstruées et qui ont disparu par endroits effacés par les coulées de boue cela au même titre que les ouvrages d’art, gabionnage et autres murs de consolidation, aucun d’eux n’a été épargné par le déchaînement violent des éléments naturels durant l’hiver. Dans tout pays soucieux de la sécurité routière, cette route serait déjà fermée à la circulation, sachant qu’elle est bordée de précipices d’où personne ne pourrait sortir indemne en cas de chute, tout automobiliste qui emprunte ce tronçon de 20Km avec son état actuel s’expose à un danger de mort. Nous apprenons auprès d’une source proche de l’APC d’Aghbalou que ce tronçon relève de la wilaya de Béjaïa et qu’une commission ministérielle s’est déplacée sur les lieux l’année passée et a constaté de visu ce cas relaté qui s’est aggravé depuis, sans que des mesures urgentes ne soient prises. Avec tout les moyens dont dispose le service des travaux publics, notamment des techniques de pointe acquises dont on n’hésite pas à s’enorgueillir à la moindre occasion, ces 20 Km seront retapés en moins d’un mois et les milliers d’usagers suffisamment sécurisés, d’autant plus que la RN15 est d’un inestimable apport sur le volet économique et touristique, en plus de constituer un moyen stratégique en matière de lutte anti-terroriste. Rappelons que cette route a bénéficié d’un projet de modernisation en même temps que sa sœur jumelle la RN30, Saharidj – Tizi N’Koulal, et que les travaux sur cette dernière ont été menés à terme et réceptionnés depuis plusieurs mois, au grand bonheur des estivants qui l’empruntent quotidiennement par milliers sans se sentir en danger.
Oulaid Soualah
