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Les élèves du CEM Harchaoui écrivent à leur directeur en tamazight

l Penser que tamazight est exceptionnellement employé sur les frontons des associations, des mairies, ou encore sur des banderoles pour supporter la JSK, est carrément démenti par certaines situations constatées de visu. Parfois, on les rencontrent là où on les attend le moins. Au CEM Harchaoui de Draâ El Mizan, M. Aïssat, le directeur d’établissement, nous montre quelques lettres écrites dans la langue de Mouloud Mammeri, par des élèves pour lui souhaiter bonne année, ou pour autre raison. On a pensé que cette langue est l’apanage de la revendication, de la poésie et de la littérature, mais quand elle passe au stade formel, où des élèves s’adressent à leur directeur dans leur langue maternelle, l’espoir est permis qu’elle soit adoptée dans différents domaines de la vie quotidienne. M. Aïssat qui nous montre ces correspondances exposées sur le mur de son bureau, n’est pas resté de marbre devant ces gestes. Il confie qu’il a été vraiment touché et ce qui rend ces correspondances plus intéressantes, c’est la perfection des textes, quand on sait le niveau de nos élèves dans l’écriture latine et la langue française, cela explique qu’à peine enseigné, le tamazight accroche l’élève et le met à l’aise, en classe ainsi qu’à l’extérieur. Gageons que le slogan “Tamazight di lakul” ne soit pas un slogan creux.

Salem Amrane

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