Après avoir saisi les services concernés de l’APC de Béjaïa, les habitants de Aïn Skhoun semblent désespérés du fait qu’ils n’aient reçu aucune réponse s’agissant de la perturbation dans la distribution de l’eau qui les pénalise fortement depuis maintenant plus d’un mois. «Pourquoi nos robinets sont-ils à sec ?», se demande un vieil homme, habitant dudit quartier. Des camions-citernes de la municipalité de Béjaïa viennent dans le quartier pour approvisionner les habitants en eau potable, mais sans pour autant étancher leur soif, car le problème de la distribution de l’eau dans ce quartier se pose toujours avec acuité. De plus, l’eau au niveau de ce bourg est, nous dit-on, «rationnée» au même titre, d’ailleurs, que plusieurs autres quartiers de la commune. «Que peut-on remplir en huit minutes alors que tout est asséché ? », nous dit une femme au foyer et mère de six enfants, affirmant qu’elle a du mal à laver même les habits de ses six enfants et de leur donner leur bain. «De plus, c’est l’été. Les responsables locaux se demandent-ils comment les habitants de ce quartier parviennent à vivre sans qu’il n’y ait de l’eau dans leurs robinets ?», peste un autre. Une habitante du quartier d’ Aïn Skhoun affirme que «les camions-citernes de l’APC de Béjaïa passent deux fois par semaine et les habitants ont droit à huit minutes seulement pour remplir leurs jerricans», ajoutant que ces derniers jours, ces camions ne viennent plus pour alimenter le quartier en eau potable.
Lamia Araar
