M’Chedallah Ils ont été réalisés sur le même tracé – Chevauchement des réseaux AEP et fibre optique

Sur un tronçon d’au moins 2 km reliant la ville de M’Chedallah à celle de Saharidj, deux réseaux à savoir ceux d’AEP et de la fibre optique, ont été réalisés sur un même tracé donnant lieu à un chevauchement des deux ouvrages pour le moins problématique, selon une source proche des services des eaux bien au fait de la situation. Selon la même source, le tracé du projet de la fibre optique à partir de M’Chedallah vers Saharidj, via Ath Ivrahim, qui vient d’être lancé il y a une dizaine de jours, suit l’accotement de la route secondaire qui relie les chefs-lieux des deux communes, réalisé du même coté que celui du réseau principal du transport d’AEP du captage de la source noire au profit des chefs-lieux de daïra, les localités périphériques et la commune d’Ahnif. Cet état de fait semble difficile à croire d’autant plus que le réseau de la fibre optique a sans aucun doute fait objet d’une étude avant son lancement. Notre interlocuteur l’explique par le fait que la conduite d’AEP, dont la profondeur dépasse les 2 mètres par endroits, n’a pas été revêtue par un filet de protection de couleur jaune vif en matière plastique signalant sa présence. Comme cela se fait pour les réseaux de transport du gaz de ville. Situation qui a empêché l’entreprise intervenant sur le projet de la fibre optique de se rendre compte de la présence de cette conduite d’AEP, d’autant plus que la profondeur réglementaire pour chacun des ouvrages est différente. Seulement, le chevauchement est intervenu dans un endroit où se produisent de fréquentes avaries sur la conduite d’AEP depuis plus d’une dizaine d’années. D’où le risque de voir ces deux ouvrages se détruire mutuellement à chacune de ces avaries qui se manifestent par un écartement de la tuyauterie dont le système de scellement des longueurs est celui dit «males femelles», sans colliers ni soudures. Un équipement d’origine italienne, qui a démontré ses limites en terrain meuble et accidenté. Il suffit d’un simple mouvement de terrain pour que survient l’écartement d’où s’échappent d’impressionnants jets d’eaux sous la poussée d’une non moins importante pression qui tire son origine de l’état gravitaire d’une conduite descendant à pic sur plus de 20 Km, à partir du lieu du captage de la source noire. Cette dernière est nichée en haute montagne sur le flanc ouest du massif de Lala Khedîdja. Ce qui revient à conclure que pour arriver à l’avarie et la réparation, il faudrait d’abord passer à travers le câble de la fibre optique, ce qui ne pourrait pas se faire sans dégâts sur ce nouvel ouvrage.

Oulaid Soualah