La fédération nationale du secteur des communes (FNSC) affiliée au SNAPAP, appelle les travailleurs communaux à se mobiliser, encore une fois, en observant une grève de trois jours à partir de demain. Depuis deux ans, le secteur des communes ne cesse de faire face aux différentes actions de protestation des travailleurs qui réclament l’amélioration de leur situation socioprofessionnelle. En effet, les travailleurs communaux ne comptent pas lâcher du lest quant à leurs revendications, et appellent à continuer le mouvement de protestation et à observer une grève cyclique à partir de demain. Il y a lieu de souligner que la fédération a décidé de mettre fin à cette grève cyclique à partir de la semaine prochaine, «afin de préparer une action de grande envergure dès la rentrée sociale», lit-on dans le communiqué rendu public hier par la FNSC. Cette décision a été prise suite à la réunion du bureau de la fédération, qui s’est tenue, le 5 du mois en cours, dans le but d’évaluer la grève cyclique. Les syndicalistes expriment leur ras-le-bol quant à «la sourde oreille de la tutelle, qui continue d’afficher son indifférence», concernant les doléances de cette catégorie de fonctionnaires. «Les pouvoirs publics continuent à se confiner dans leur mutisme en faisant la sourde oreille aux revendications des travailleurs des communes qui semblent totalement ignorés», s’est indigné la FNSC. Cette dernière a tenu à ajouter qu’«au lieu d’ouvrir un véritable dialogue, les pouvoirs publics s’entêtent, à ce jour, à s’opposer aux revendications des travailleurs», a noté la même source. Parmi les revendications des communaux figurent « l’ouverture de négociations sur le statut particulier et le régime indemnitaire des communaux, l’élaboration de toute la réglementation relative au monde du travail et l’amélioration du pouvoir d’achat». La fédération met en avant d’autres points, à savoir «la réintégration de tous les syndicalistes licenciés et suspendus arbitrairement, la révision du statut particulier des corps communs, des ouvriers professionnels, des conducteurs et des gardiens, et l’abrogation de l’article 87 bis et le maintien du régime de retraite sons condition d’âge ». Les syndicalistes réclament également le respect des libertés syndicales. «On dénonce les pratiques de certains responsables au sein des communes, qui empêchent les travailleurs d’adhérer à la FNSC», s’est indigné M. Boutabala, le président de la FNSC.
Samira Saïdj
