Dans un entretien accordé jeudi dernier au quotidien arabophone El Chourouk, le secrétaire général du parti de l’Union pour la démocratie et la république (UDR) est revenu sur plusieurs sujets ayant trait à l’actualité nationale et à la situation au sein de sa formation politique. Questionné sur l’évolution du dossier pour l’obtention de l’agrément qu’attend son parti depuis un peu plus d’une année maintenant, M. Amara Benyounès affirmera que le ministère de l’Intérieur avec qui ils ont toujours été en contact a demandé, et cela pour la première fois, de constituer un dossier complet, non seulement des membres fondateurs mais aussi de l’ensemble des membres du conseil national. Une entreprise qui a retardé d’au moins quatre ou cinq mois l’UDR qui a remis les documents demandés depuis un mois. Comparé à d’autres formations politiques à qui l’agrément a été refusé, M. Benyounès dira qu’il ne voit aucune raison pour que le dossier déposé par son parti ait le même traitement, puisque les formations de Mohamed Saïd et de Sid-Ahmed Ghazali ont été refusées pour des motifs clairs par lesquels l’UDR n’est pas concerné. Appelé à donner son opinion sur la charte pour la paix et la réconciliation nationale, quelques jours après le référendum du 29 septembre dernier, Amara Benyounès expliquera que son soutien pour ce projet n’est pas fortuit. « Il est venu après une lecture approfondie du texte pour la charte qui a pris en compte un point important pour l’UDR ; que les responsables politique de l’ex-FIS n’ont plus le droit d’exercer une activité politique ». Il ajoutera que « les textes sont clairs et ne souffrent d’aucune ambiguïté et que Madani Mezrag, à l’instar de tous ses compères, est interdit de politique en vertu de ce projet de loi. » Cet entretien avec Amara Benyounès ne pourrait être clos sans que les derniers développements survenus dans la région kabyle après la déclaration du président Bouteflika de ne pas officialiser tamazight ne soient abordés. Cette nouvelle donne qui a chamboulé le processus de dialogue entre les archs qui disent avoir eu l’accord de principe de l’officialisation de tamazight sans référendum et le gouvernement qui a déclaré que cette langue a besoin que tous les moyens de son développement soient mis à sa disposition pour qu’on puisse après parler d’officialisation, est commentée par M. Benyounès en ces termes « la langue amazighe a parcouru des étapes considérables grâce aux sacrifices de la population kabyle jusqu’à obtenir le statut de langue nationale, mais son officialisation et cela de l’avis de tous les spécialistes, est impossible pour le moment sur le territoire national. Il n’ y a pas une langue unifiée et puis on ne peut pas obliger un Algérien, de Constantine, de Biskra ou même d’Alger à parler cette langue contre son gré ». Interrogé sur la représentativité des archs en Kabylie, le SG de l’UDR répondra que sa formation a toujours revendiqué le dialogue comme unique moyen de résoudre la crise et la paix comme préalable à tout autre action. « Après les prochaines élections partielles du 24 novembre, on connaîtra les réelles forces politiques de la région qui vont la représenter parce que les archs ne sont pas une formation politique », terminera-t-il.
Synthèse H. H.
