Les citoyens d’Aït Frawcene, dans la commune de Mekla, ont procédé hier à la fermeture des sièges de la daïra et de la commune. Ils réclamaient leur part du développement.
Comme prévu, quelques centaines de jeunes venus de toute la région d’Aït Frawcen ont procédé hier, à la fermeture des sièges de la daïra et commune de Mekla, à une trentaine de kilomètre à l’est du chef-lieu de la wilaya de Tizi-ouzou. Tôt dans la matinée d’hier, plusieurs dizaines de jeunes ont répondu présents à l’appel lancé il y a de cela quelque jours par la coordination des villages d’Ath Frawcene. Les travailleurs de la mairie ainsi que ceux de la commune n’ont de ce fait pas réussi à rejoindre leurs lieux de travail. Les protestataires ont exigé la venue sur place du premier magistrat de la wilaya « afin qu’il constate de visu les préoccupations des citoyens de la région et le sous développement dans lequel ils vivent », nous dira un citoyen, faisant allusion à l’absence des moindres commodités nécessaires à la vie quotidienne. « Nous avons marre des promesses non tenues par les responsables, nous voulons que nos doléances soient réellement prises en compte et dans les plus brefs délais. Ils ne cessent de nous dire que cela les dépasse, si c’est le cas, nous voulons parler directement au premier responsable de la wilaya », jugera un membre de la coordination des villages. Divisé en deux groupes, les manifestants ont réussi à paralyser pendant toute une journée l’administration au niveau de Mekla. Couverts de banderoles sur lesquelles on pouvait lire entre autres : « Non à la marginalisation », « Administration non intègre, archaïque et bureaucrate », les portails des deux sièges ont été gardés fermés et les employés ont été contraints de rebrousser chemin. Selon certains citoyens rencontrés sur place, la région accuse un manque d’eau effarant, étant donné que l’eau ne coule dans les robinets qu’une fois tous les dix jours, voire plus. C’est pour cette raison que les protestataires réclament la mise en place d’un plan d’alimentation en eau potable pour la région. Les autres revendications de la population locale sont, selon les membres de la coordination, l’établissement de lignes téléphoniques, le raccordement des villages au réseau gazier, en plus de l’ouverture de pistes d’accès pour les pompiers au niveau de tous les villages du Arch. Les membres de la coordination des villages d’Aït Frawcene, coordination qui est pour rappel née de l’union des comités de la douzaine de villages que compte le Arch, sont bien déterminés à arracher leurs droits. « Notre action s’inscrira dans la durée, s’il n’y a pas une prise en charge immédiate des revendications de la population. Car nous n’hésiterons pas à faire appel deux autres communes de la daïra de Mekla, à savoir Aït Khellili et Souamâa, afin d’élargir notre mouvement de protestation », nous ont déclaré les protestataires.
T. Ch.

