La Dépêche de Kabylie

La direction du commerce dresse son bilan trimestriel – Plus de 208 tonnes de produits alimentaires impropres à la consommation saisies

La section d’inspection et de répression des fraudes de la direction du commerce de la wilaya de Béjaïa a dressé son bilan d’activités du premier semestre 2012 et le moins que l’on puisse dire, c’est que la question de l’informel et de l’hygiène alimentaire est loin d’être résolue. Selon les chiffres communiqués par la direction du commerce, dans un rapport publié le 9 juillet dernier, sur 7734 interventions effectuées par les contrôleurs en six mois, 2499 infractions ont été relevées et ont conduit, après traitement, à la formulation de 2400 rapports déposés auprès des tribunaux pour poursuivre judiciairement les auteurs des infractions. Le montant des marchandises non déclarées s’élève, est-il indiqué dans le même document, à 164 166 835,00 DA. Par ailleurs, les contrôleurs ont pu mettre la main sur des quantités considérables de marchandises non conformes à la réglementation en vigueur et aux normes de qualité. Ce sont plus 208 tonnes de produits, indique le rapport, qui ont été détruites, comportant essentiellement des produits d’alimentation générale, de viandes rouge et blanche, des produits cosmétiques et des détergents. En outre, et dans le cadre des démarches administratives, la section d’inspection et de répression des fraudes a mis en suspens 196 commerces pour non respect des conditions d’hygiène, mise en vente de produits périmés et exercice illégal de commerce. Le même organisme a effectué 318 prélèvements sur des produits alimentaires qu’il a soumis à des laboratoires de contrôle de qualité pour analyse. C’est une opération qui a consisté nous renseigne le rapport, à analyser le degré d’acidité et la température des produits alimentaires, la qualité de l’huile de friture utilisée dans les restaurants et les fast-foods. Cette descente chez les restaurateurs a révélé d’après les laborantins, que 1352 détenteurs de restaurants et de fast-foods ne respecteraient pas les règles d’hygiène et la grille des prix en vigueur.

M. H. Khodja

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