La salle polyvalente de plus en plus dégradée

Partager

Le sport est sûrement le parent pauvre secteurs à Maâtkas. L’absence d’un stade communal a contraint le seul club de football de la municipalité à disparaître, au grand dam des amateurs de la balle ronde. L’air de jeux, en réalisation depuis plusieurs années, ne voit toujours pas le jour. Concernant l’unique salle polyvalente, qui accueille une véritable pépinière de talentueux sportifs dans sept disciplines différentes, son état est si dégradé qu’elle devient incommode à toute pratique sportive. La jeunesse sportive communale de Maâtkas (JSCM) risque simplement de connaître le même sort que le club de football, si rien n’est fait dans l’urgence pour réhabiliter cette infrastructure qui abrite au total 457 athlètes de sept disciplines, à savoir le volley-ball, le basket-ball, le karaté le judo, l’athlétisme, le Tae kwondo et le kempo. Cette seule infrastructure est aujourd’hui délabrée. Toutes les fenêtres sont brisées, le toit est une véritable passoire, le sol est labouré et à l’origine de blessures pour les athlètes et l’éclairage défaillant. En période pluviale, la salle devient une véritable patinoire. Lorsqu’il vente, l’intérieur est balayé par des courant d’air, chaud et frais, selon la saison. Quand il fait chaud, la température grimpe sensiblement transformant la salle en fournaise. Pour ce qui est de la salle des arts martiaux, c’est l’« enfer ». A l’entrée, déjà l’odeur d’urine pique les narines. Les vestiaires et les sanitaires sont dans un état lamentables. Le manque d’aération, les canaux d’évacuation des eaux usées de l’étage supérieur, visibles et montrant leurs entrailles, font penser surtout à une cave abandonnée. Le tapis de fortune, déchiré et usé est source de poussières, malmenant la santé des amateurs des arts martiaux. En somme, c’est une salle à fermer puisqu’elle ne recèle aucune norme d’hygiène. Pourtant, de cette salle, sont sortis des champions d’Algérie et même du monde, à l’image de Ouiza Moklat. Signalons que cette misérable situation est due, en partie, au litige qui oppose la direction de la maison de jeunes à la JSCM. Rappelons, tout de même, que l’APC offre le transport, les produits d’entretien et les fournitures de bureau au club. Quant à engager un montant, en vue de réhabiliter cette infrastructure sportive, il n’est pas encore à l’ordre du jour. Le président du club, M Harbane, dira, lors de la cérémonie de clôture de l’actuelle saison : « Notre salle nécessite des travaux d’aménagement et de réhabilitation, en vue de rentabiliser davantage nos efforts. Les responsables concernés sont appelés à regarder dans notre direction pour éviter la disparition de ce club qui constitue l’une des fiertés des Maâtkis».

Hocine T.

Partager