Des citoyens de Draâ Ben Khedda ont tenu, hier, un sit-in de protestation devant le siège de la wilaya de Tizi-ouzou. Ils protestaient contre les constructions sur les espaces verts de la localité. Un phénomène qui prolifère et qui risque, selon eux, de faire disparaître tous les espaces verts et les aires de jeux de la localité. Et ce qui ne devait être qu’un sit-in s’est par la suite transformé en blocage total du siège de la wilaya. Les jeunes issus de comités de villages n’en peuvent plus, selon leurs dires, de « rester les bras croisés devant l’avancée du béton qui engloutit pratiquement tous les espaces verts ». Ces jeunes sont issus notamment des associations et comités des quartiers de, Tachemlit, 200 logements, DNC entre autres. Selon ces protestataires, les lots de terrains, initialement destinés à être des aires de jeux et des espaces verts, sont cédés à des coopératives. « Nous avons même pu relever 18 coopératives dans un même quartier », ont-ils dénoncé en brandissant une note de l’ex wali qui date de 2006 appelant à l’interdiction de toute construction et à la suppression des permis de construire, notamment à la cité des 400 logement, ainsi qu’une autre note du directeur de l’OPGI en 2010 qui déclare sa désapprobation pour toute construction sur des espaces qui appartiennent à la population. Des instructions que les protestataires exigent de voir appliquées, voire même élargies aux autres espaces occupés. Selon un membre de l’association Tachemlit : « la goûte d’eau qui a fait déborder le vase est l’attribution d’un lots de terrain de près de 400 m3, situé entre quatre bâtiments qui servait d’aire de jeux, à l’es joueur de l’équipe national, Lounes Gaouaoui, qui a commencé à installer ses chantiers ». Ainsi, et pour les jeunes de Draâ Ben Khedda, une seule revendication était à l’ordre du jour : « mettre un terme à ce bétonnage sauvage qui se déroule sous nos yeux », déclarera un citoyen. Le responsable à la direction de l’urbanisme et de la construction signalera quant à lui : « ceux qui sont actuellement en train de construire, possèdent tous des permis de construire ainsi que des actes de propriété des terrains qu’ils occupent ». C’est dire que la population doit encore prendre son mal en patience et que l’origine du problème est à chercher ailleurs, notamment dans la manière dont les constructeurs ont pu acquérir leurs actes de propriété ainsi que leurs permis de construire.
T. Ch.
