La police… à la rescousse

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Le service de l’état civil de la commune de Boghni connaît, ces jours-ci, une affluence record.

Cela a, ainsi, nécessité plus d’efforts des agents préposés aux guichets afin de pouvoir répondre à cette demande accrûe de pièces d’état civil, notamment après l’annonce des résultats du BAC et le début des inscriptions à l’université des nouveaux bacheliers. Le cumul du travail, dû aux grèves cycliques des fonctionnaires de l’administration communale, a ajouté son grain de sel et compliqué un peu plus la tâche des agents de bureau. Ainsi, à l’ouverture du bureau de l’état civil, du reste pas assez spacieux pour accueillir les milliers d’administrés et natifs de la commune, le nombre de livrets de familles déposés notamment pour solliciter les copies intégrales des actes de naissance, dépasse les 250, selon un agent d’administration habitué à la pression des citoyens. La semaine dernière, au retour d’une grève de trois jours, l’administration communale, pour éviter des débordements, a fait appel aux services de sécurité pour assurer l’ordre à l’intérieur du hall d’attente, où les guichetiers ont été victimes de dépassements et d’injures, eux qui sont aussi soumis à la pression et à l’obligation de finir à temps le travail demandé et de réduire le temps d’attente des demandeurs, dont certains arrivent sur les lieux avant même l’ouverture des guichets pour obtenir les premiers jetons distribués par un agent d’accueil. L’exécutif communal, pour mettre dans les meilleures conditions les agents, a fait de son mieux en mettant à la disposition du service de l’état civil, dont les missions ne se limitent à la délivrance de pièces d’état civil, la salle des délibérations, qui fera office d’espace de travail, loin de la pression du public. A Signaler que la commune de Boghni, au fil des années, a pris la dimension d’une commune mère en enregistrant, depuis sa création, plus d’une centaine de milliers d’actes de naissance de citoyens dont l’origine va au delà de la circonscription. Il est utile, enfin, de rappeler qu’il est indispensable pour l’APC d’ouvrir des antennes administratives, plus particulièrement à Ait Mendès et Ait Kouffi, pour alléger le travail des agents municipaux de Boghni qui attendent la numérisation totale des archives de l’état civil.

M. Haddadi

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