Le lait en sachet se fait désirer

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«J’ai fait le tour de tous les épiciers pour avoir un sachet de lait, en vain. On me propose du lait en poudre, mais les prix sont excessivement chers pour moi », nous dit un citoyen de Saharidj, devant une épicerie, dont le propriétaire utilise son propre véhicule pour s’approvisionner en lait à Chorfa ou Tazmalt. Le lait en sachet est devenu rare. Durant toute cette première semaine du Ramadhan, les épiciers du centre urbain n’ont pu répondre à la demande de leurs clients, contraints de se rabattre sur le lait en poudre, dont les prix sont carrément dissuasifs, surtout pour les petites bourses, le paquet de 500grammes coûtant entre 270DA et 320DA et le paquet de 1kg étant proposé à 560DA. La tension sur ce produit ne date pas d’aujourd’hui, mais connaissant les habitudes culinaires des Algériens, pour qui les laitages sont assez sollicités dans les menus du Ramadhan, d’aucuns s’attendaient à ce qu’un dispositif soit mis en oeuvre pour en assurer la disponibilité à travers l’augmentation de la production des différentes laitières, d’autant qu’à l’approche du mois de carême, les autorités ne se privent pas de rassurer les citoyens sur l’approvisionnement du marché en différents produits, notamment de large consommation, et le lait en est un. Les turbulences dont le lait ne cesse d’être l’objet remonte au commencement de l’emballement des cours mondiaux. Subventionné comme produit de première nécessité le lait reste pour beaucoup de citoyens, la seule source de protéines animales, puisque le marché des différentes viandes semble n’être accessible que pour les nantis. Tous les efforts consentis par l’Etat, en direction des laiteries privées, pour les encourager à l’intégration dans leur production du lait cru, et tous les soutiens accordés aux éleveurs, en alimentation, génétique, santé animale, bâtiments d’élevage et en équipements, ne semblent pas suffire à redresser une situation qui a tendance à s’inscrire dans la durée.

Mohand meghellet

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