A Aït Yahia Moussa, en dépit de tous les projets lancés pour atténuer le problème d’alimentation en eau potable dans les villages, l’été est synonyme de soif.
D’ailleurs, avec ces fortes chaleurs, ce liquide ô combien précieux, se fait de plus en plus désirer. La plupart des villages qui sortent dans la rue pour des actions de contestation, le font, justement et en premier lieu, à cause du manque d’eau. Au début du mois de juillet, le village Tifaou avait inscrit, lui aussi, ce problème dans sa plate-forme de revendications, quand ses habitants avaient fermé la mairie durant une semaine entière avant d’aller carrément occuper le siège de la daïra de Draâ El Mizan. Comme d’habitude, des solutions aléatoires ont été trouvées, puis rebelote! Si dans le versant Est, le problème ne se pose pas avec acuité dans le versant Ouest allant de Tachtiouine jusqu’à Tafoughalt, en passant par Ath Attella et Ath Rahmoune, alimentés à partir des forages de Oued Bougdoura, il semble que les habitants souffrent de plus en plus de ce manque. A titre d’exemple, à Tafoughalt, nous avons appris que le programme tracé pour la distribution d’eau potable est l’un des plus austères. “Nous avons reçu de l’eau il y a de cela vingt jours, nous attendons notre tour pour la semaine prochaine», nous a dit un habitant du quartier dit Ikharvène. C’est le même topo à Iâzavène, à Ath Abdellah et à Ath Salem. D’ailleurs, avec ces grandes chaleurs d’un été des plus difficiles, les camions citernes sont de retour. “ Pour seulement l’eau potable, il faut mettre de côté plus de sept mille dinars, à raison de mille cinq cent dinars par citerne, pour cette les trois mois d’été“, a ajouté un autre habitant d’Ikharvène. A Tafoughalt, tout le monde n’attend que le raccordement du village au projet du barrage de Koudiet Acerdoune, à partir de Draâ El Mizan, pour en finir définitivement avec ce sempiternel problème de pénuries d’eau récurrentes. “Les responsables ont promis que la réalisation d’une conduite va être lancée à la mi-août. Espérons que celle-ci va l’être rapidement, et que ça va mettre un terme définitif à ce problème épineux», nous dit un délégué du village ayant participé aux négociations avec les autorités, au début du mois de mai dernier, quand la mairie avait été occupée par des habitants de Tafoughalt.
Amar Ouramdane
