Les subventions pour éviter la crise !

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Plus d’une année s’est déjà écoulée et une saison sportive bouclée, et les clubs sportifs amateurs de la commune de Tizi-Ouzou, à l’instar du reste du mouvement associatif de la municipalité n’ont toujours pas reçu leurs subventions.

Une situation très délicate qui n’est pas faite sans asphyxier un peu plus les associations, notamment les clubs de football, qui ont fonctionné durant toute la saison avec des dettes. Des dettes qui commencent à peser lourdement sur les épaules des dirigeants et ce, à la veille du renouvellement du mandat olympique 2012-2016 et de la nouvelle saison sportive 2012/2013. En effet, la totalité des clubs de football de Tizi-Ouzou, à savoir le CRB Tizi-Ouzou, la JS Boukhalfa, l’US Tala Athmane, l’US Sidi Belloua, l’ES Sikh Oumeddour, l’US Kemouda et la JF Tizi-Ouzou, qui ont fini la saison sur les genoux en raison d’une crise financière aigue, ne savent pas à quel saint se vouer pour se débarrasser des dettes cumulées tout au long de la saison. Un fardeau qui n’est pas fait sans soulever le courroux des dirigeants qui risquent de jeter l’éponge ou de carrément boycotter la nouvelle saison si aucune solution urgente ne venait à être prise afin d’apaiser la tension qui prévaut au sein de ces clubs qui encadrent plus d’un millier de jeunes. Une force juvénile qui risque de payer les frais d’un blocage à répétitions de subventions qui leur reviennent de droit. Les responsables des clubs, qui se disent ne pas être assurés de percevoir de sitôt les aides financières entrant dans le cadre du BP 2012, dont la délibération a été envoyée récemment à la daïra, ne comptent pas croiser les bras et attendre encore longtemps pour réagir. Privés des subventions BP 2011 reversées au trésor, nous dit-on, à l’issue de l’expiration de dépôt de bilan au sein de cette institution, à savoir le 10 juin dernier et après le rejet de la délibération par l’administration pour mauvaise répartition que la commission sociale n’aurait pas jugé utile de rectifier, préférant laisser les choses en leur état initial, les dirigeants des clubs ont décidé cette fois d’une batterie d’action. La première est d’interpeller incessamment le wali sur la question afin qu’il intervienne pour mettre fin au cauchemar qu’ils endurent depuis maintenant plus d’une année, sans compter les souffrances endurées, les années précédentes, toujours en raison des blocages. A signaler qu’en plus des clubs de football, plus de 200 autres associations (Sportives, culturelles et autres) attendent également leurs subventions.

S. Klari

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