Le centre-ville de Sour El Ghozlane, à une cinquantaine de kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya de Bouira, connaît une dégradation tous azimuts.
L’exemple le plus édifiant de cette détérioration du cadre de vie est l’avenue principale de la ville, à savoir le boulevard Meziani Mokhtar. Ainsi, cette artère très fréquentée du chef-lieu communal se trouve dans un état de délabrement très avancé. En effet, outre les crevasses et autres nids de poules qui jalonnent ce boulevard, c’est l’insalubrité ambiante des lieux qui provoque l’ire de la population. Cette dernière constate avec impuissance ce qu’elle a qualifié de «désastre». Il est vrai qu’au niveau de cette avenue, les ordures ménagères et autres déchets en tout genre s’entassent, formant en quelques endroits des montagnes de détritus. Cette saleté engendre des effluves d’odeurs nauséabondes et constitue un vivier pour les insectes et autres rongeurs. D’ailleurs, et selon plusieurs témoignages, il a été constaté une prolifération inquiétante des rats et autres bestioles rampantes, provenant des certaines décharges sauvages. L’une d’entre-elles se trouve à proximité de la cité 5 juillet, à un jet de pierre du siège de l’APC. Les habitants de ce quartier ont fait part de leur «désarroi» face à cette situation. Mohamed, retraité de son état, a noté que «ces derniers temps, la ville de Sour El Ghozlane est devenue invivable du fait de la saleté qui l’envahie», et d’ajouter que «les services communaux sont en partie responsables de cette catastrophe sanitaire». Toujours au niveau de l’avenue Meziani Mokhtar, et plus précisément à proximité du siège de la sûreté de daïra, on a relevé bon nombre d’égouts à ciel ouverts et autres canalisations d’assainissement dans un piteux état. Interrogé sur le sujet, certains citoyens ont indiqué que «l’APC a été saisie à plusieurs reprises dans le but de colmater les fuites des eaux usées qui s’échappent des canalisations, mais aucune suite n’a été donnée à nos doléances». Même constat à proximité du marché de fruits et légumes, situé à la sortie Est de la ville. Les décharges sauvages y sont légions, sans parler des sempiternels égouts à ciel ouvert qui représentent un danger permanent pour les habitants. Les moustiques et les mouches «accompagnent» les citoyens dans leurs emplettes. Du côté des autorités locales, on s’est refusé à tout commentaire sur la situation. Pour preuve, lors de notre passage à l’APC de Sour El Ghozlane, le chargé de l’accueil nous a clairement signifié que le maire et ses adjoints sont absents. «Il n’y a personne, repasser plus tard… c’est le Ramadhan!», dit-il.
Ramdane B.

