Le club sportif amateur Union Sportive d’Amalou n’arrive pas à se dessaisir de la toile de précarité qui le tient prisonnier depuis plusieurs années. Combien de fois il a quitté la compétition, faute de moyens, pour ne revenir que quelques années plus tard. Créé grâce à l’engagement et la détermination de citoyens adeptes du sport, dont le président actuel, et des gens bien éclairés sur le rôle important que peut jouer le mouvement associatif au sein de la masse juvénile, ce club patauge dans les coercitions depuis sa naissance. Les actuels dirigeants savent que dans les contrées d’Amalou, le football est enraciné au plus profond de la vie sociale, c’est pourquoi, ils sont plus que jamais déterminés à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour mener le club à bon port et éviter sa disparition, et avec lui, le rêve de centaines de jeunes adhérents. Un combat qui date de plusieurs années déjà durant lesquelles les responsables du club n’ont cessé de crier leur détresse et de frapper à toutes les portes. Engagé la saison écoulée dans la division pré honneur de Béjaïa, il a enregistré des résultats catastrophiques. Malgré la bonne volonté des dirigeants et des joueurs, le club n’a pu quitter la zone rouge durant toute la saison. Classé 14° au finish, ne comptabilisant que 21 points pour 30 rencontres jouées, l’équipe n’a gagné que 5 rencontres, fait 6 matchs nuls et perdu 19. « Avec un minimum de moyens, les résultats auraient été sûrement meilleurs », affirme le président du club qui lance un appel aux autorités locales et à la DJS de Béjaïa pour aider sa formation à évoluer dans de meilleures conditions. « D’aucuns savent que les recoins les plus isolés comme Amalou recèlent beaucoup de talents, mais il faut faire preuve de volonté pour les déceler et leurs donner la chance de se faire valoir», renchérit-il.
L. B.
