Des classes de 45 élèves au CEM

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Au moment où l’école algérienne amorce des réformes salvatrices pour un système éducatif décrié par tous, voilà que certains réflexes ayant justement conduit à son échec, comme la surcharge des classes, ressurgissent dans certains établissements. C’est le cas du CEM Idjeur, dans la daïra de Bouzeguène, où quatre classes de 9e AF totalisent chacune 45 élèves. Cela, au moment où le département ministériel de Benbouzid veut ramener la moyenne des effectifs à 25-30 élèves par classe, effectifs qui constituent des normes à ne pas dépasser si l’on est sérieusement préoccupé par les conditions de travail des élèves et des enseignants.“Cette situation n’est pas sans conséquence sur la qualité de l’enseignement et le rendement pédagogique”, se plaignent les professeurs de ces classes. De ce fait, les professeurs de français héritent d’un volume horaire hebdomadaire de 27 heures alors que les TP (sciences et physique) sont suivis par des groupes de 22 à 23 élèves.L’option qui est dictée, semble-t-il, par le fait que ces 180 élèves constituent le dernier contingent du cycle fondamental ne doit pas occulter le fait que cette frange d’élèves mérite de jouir des mêmes conditions de travail et de chances de succès que leurs camarades des classes de la réforme. Les mêmes inquiétudes sont partagées par les parents d’élèves qui n’ont pas encore dit leur dernier mot. Alors, à quand une révision de la carte scolaire de cet établissement ?

Sadia Hadjem

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