La crise d’eau potable ne cesse de donner du fil de retordre aux villageois qui crient leur ras le bol. En effet, des dizaines d’habitants du village de Cheurfa, d’Aït L’hadj Ali ainsi que les quatre comités des villages relevant de la commune de Tizi N’tleta ont fermé hier le siège de l’antenne locale de l’Algérienne des eaux (ADE) pour la deuxième fois dans la semaine, pour revendiquer de l’eau potable dans leurs foyers. Les protestataires, depuis le matin ont précédé à la fermeture de l’ADE contraignant les fonctionnaires de quitter leurs postes de travail « Nous sommes là pour dénoncer la mauvaise gestion des responsables de l’agence d’ADE locale de Ouadhias, sinon comment ce fait-il que des villages entiers se retrouvent sans un goûte de ce précieux liquide, alors que dans d’autres villages, l’on nettoie même la chaussé c’est inadmissible », lança un quadragénaire. Il convient de rappeler que le village de Cheurfa et ceux d’Aït L’Hadj Ali sont alimentés par la station de pompage de Tassadourt et Jouad de la commune de Béni Douala et les habitants vivent le même sort des villageois de différents quartiers des villages d’Aït Abdelmoumene qui ont procédé avant-hier, à fermeture de l’ADE et de la Sonelgaz pour manifester leur colère. Nous apprenons auprès des protestataires qu’une réunion a été tenue dans l’après midi au siège de la daïra de Ouadhias. Notre interlocuteur nous a informés qu’à l’issue de ladite réunion : « Les responsables nous ont promis de régler ce problème dans les plus brefs délais, c’est-à-dire à partir d’aujourd’hui ». Il est à noter que le problème de délestage, les coupures d’électricité ont beaucoup contribué au disfonctionnement de la distribution de l’eau.
B.K.
