Tazmalt Ils sont là chaque jour à proposer leurs services à proximité des quatre chemins – Ces journaliers corvéables…

Difficile d’être père de famille et de travailler au jour le jour, sans couverture sociale.

Ce sont là les dures conditions de vie de ces hommes qui, aux premières lueurs du jour, se pointent devant un kiosque, à proximité des quatre chemins de la ville de Tazmalt, pour proposer leurs services aux patrons et entrepreneurs en quête de mains d’œuvres corvéables et pas chères pour effectuer quelques besognes, telles des travaux de maçonnerie, défrichement de terrains,chargement ou déchargement de matériels ou matériaux, installation de buses…bref, des travaux qui demandent un effort physique soutenu contre une modeste somme d’argent. Ils sont plus d’une vingtaine à attendre chaque jour, en guettant le moindre véhicule qui s’arrêterait à leur hauteur. Dès qu’un arrive, il est aussitôt pris d’assaut par ces hommes, qui jouent des coudes, non sans prise de becs, pour tenter de s’embarquer parmi les premiers. Leur « pain » se trouve, alors, en jeu. Pas question de rester un jour sans décrocher un boulot, il y va de la survie de leur famille. Quelques-uns de ces « damnés » viennent des wilayas limitrophes, notamment de Bordj Bou Arréridj et de M’sila pour gagner un semblant d’argent, car dans les conditions dans lesquelles ils évoluent avec, en sus, la cherté de la vie, il est fort à parier que leur vie est à la limite de la survie!

Sphax Y.