Les corps communs interpellent le Président de la République

Le syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l’éducation nationale (SNCCOPEN), interpelle le Président de la République, concernant la prise en charge de leurs revendications socioprofessionnelles. La tutelle ayant échoué à régler et à apporter une solution ferme à leurs revendications, les corps communs font appel au Président de la République, pour qu’il mette fin à leurs souffrances. « Les laborantins, les agents de l’administration, les ouvriers professionnels et les agents de la sécurité et de la prévention, ont fait l’objet d’une injustice, car ils ont été privés de leur intégration dans le secteur de l’éducation nationale, selon le décret officiel 315/08 », lit-on dans le communiqué rendu public par le SNCCOPEN. Ce dernier réclame également la promulgation des lois concernant les nouveaux régimes indemnitaires, qui ont été signés par le conseil des ministres, le 07 février dernier, dans le cadre du projet de la loi de finance complémentaire. Le syndicat a tenu à dénoncer, les pratiques utilisées par le département de la tutelle, à l’égard de cette catégorie des travailleurs du secteur de l’éducation. En effet, les corps communs expriment leur ras-le-bol, concernant le nouveau statut particulier des travailleurs de l’éducation, dans lequel les laborantins ont été méprisés et exclus de l’intégration. « Ce statut a marginalisé cette catégorie des travailleurs de l’éducation nationale, alors qu’ils ont les mêmes tâches pédagogiques que les enseignants », a noté la même source. Il y a lieu de souligner que, le (SNCCOPEN) menace d’entamer la prochaine rentrée scolaire par une grève, si la tutelle ne prend pas en charge ses revendications. De ce fait, la prochaine rentrée sociale risque d’être très mouvementée et perturbée par les actions de protestations que comptent observer les travailleurs.

« Tous les corps communs de la fonction publique vont observer une grève durant la prochaine rentrée scolaire », a affirmé Ali Bahari, le secrétaire général du SNCCOPEN, tout en mettant le doigt sur la situation ‘’lamentable’’ dans laquelle se trouve cette catégorie de fonctionnaires, « comment peuvent-ils vivre avec un salaire de 13 000DA ?», s’est-t-il interrogé.

Samira Saïdj