Si les retards dans les lancements des projets d’utilité publique ne sont pas rares dans la commune de Seddouk, le cas du projet de la crèche communale, accordé par les pouvoirs publics depuis l’exercice 2005 semble battre tous les records. Le terrain choisi est très adéquat pour ce genre d’activité. D’une grande superficie, il est situé à la cité ‘’Haddouche’’, de surcroît bien aéré et exposé au soleil. Les mutations dictées par les exigences économiques font que, pour subvenir aux besoins de la famille, les deux parents travaillent. Et le gardiennage des enfants d’un couple qui travaille est devenu une nécessité absolue à laquelle l’Etat a répondu en créant une crèche dans chaque commune. Mais toujours est-il qu’en attendant les réalisations, l’absence d’une crèche contraint souvent des mamans travailleuses à confier leurs enfants à des membres de la famille, quand cela est possible, ou à des nourrices. Mais rares sont les nourrices qui veillent au respect des règles d’hygiène et qui accordent le traitement voulu aux enfants gardés. En ce sens, une mère travailleuse a avoué ne pas être tout a fait sûre du traitement réservé à son petit. « En confiant mon enfant à la nourrice, beaucoup de questions me taraudent l’esprit. Mange-t-il à sa faim ? Ses couches sont-elles changées à temps ? Car mon enfant n’est pas encore en mesure de me dire ce qu’il lui arrive de bon ou de mauvais. Et il faut dire aussi qu’il y a absence totale de lois régissant les activités de ces nourrices, d’où le manque de moyens de contrôle de celles-ci. Vivement l’ouverture de cette crèche communale, dotée de moyens matériels et de personnel spécialisé », a expliqué notre interlocutrice.
L.Beddar
