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Les trottoirs squattés par les marchands informels

Contrairement au calme vécu au mois de ramadhan, une certaine fébrilité règne telle une ruche au printemps au chef-lieu de la commune de Souk El Tenine, dans la daïra de Maâtkas. A l’entrée de la ville, les personnes sont choquées de l’effervescence inhabituelle, les gens encombrent les trottoirs déjà squattés par les commerçants. En l’absence d’aménagement, les étals anarchiques sont implantés en pleine voie publique, sur la route principale. Ces commerçants qui n’ont jamais été inquiétés par les autorités qui semblent inefficaces face à ce phénomène qui prend de l’ampleur. Ces scènes sont quasi régulières, elles sont devenues une partie intégrante de métamorphose urbanistique le plus chaotique de la commune. Il est toutefois à préciser que les usagers de ce chef-lieu sont coincés dans les incessants embouteillages des automobilistes qui l’empruntent quotidiennement, ce qui n’a jamais éré considéré comme problème aux yeux des responsables municipaux. «Aucun plan de circulation n’est envisagé par l’autorité le commerces informel gangréne le quotidien de la population et l’environnement», déplore un habitant n’Ath Izid. En effet, lundi, jour du marché hebdomadaire, la circulation est quasiment bloquée, les vendeurs y déposent leurs marchandises carrément sur la chaussée réduisant ainsi la route en un sens unique. «Le jour du marché c’est la catastrophe. Pour pourvoir rallier l’un des axes aux villages ou pour rejoindre la commune de Maâtkas, il vous faut un jour. Les véhicules ne peuvent plus circuler, la chaussée est prise par les commerçants», ajoute-t-on. Pis encore, notre interlocuteur souligne le manque d’hygiène et l’insalubrité. « Les services de nettoyage sont inefficaces face à l’ampleur et à la quantité jetée par les marchands qui montrent souvent leur incivisme, et les deux agents de nettoyage déployée par l’APC ne peuvent pas faire grand chose», affirme-t-on.

B. K.

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