L’éclairage public au niveau du quartier des 336 logements, situé au cœur de la ville de Bouira, connaît quelques défaillances depuis plus d’une dizaine de jours. Ainsi, les lampadaires de cette cité sont quasiment tous à l’arrêt, ou dans le meilleur des cas, fonctionnent un jour sur trois. Selon certains habitants, cet état de fait a été porté à la connaissance des services de la voirie. En effet, dès la tombée de la nuit, ce quartier est plongé dans l’obscurité laissant les habitants dans le noir le plus total. De plus, il faut savoir que ce quartier est réputé parmi les cités les plus » sensibles » de la ville. De ce fait, le manque d’éclairage augmente sensiblement le risque d’agressions et d’insécurité pour les résidents. Ces derniers ont exprimé leur crainte d’être agressés à la faveur de la nuit, du fait de l’obscurité qui caractérise leur cité. Oussama, père de 2 enfants a avoué que : « Je ne laisse plus mes fils tarder dehors. Avant 19h, ils doivent être à la maison! ». Et d’ajouter : « Ces défaillances d’éclairage ont été à maintes fois signalées, mais en vain », a-t-il affirmé. D’autres citoyens, assurent « avoir la peur au ventre » après la prière du Maghreb, en regagnant leur domicile. Pour certains d’entre eux, comme Lounes, ils ont carrément « zappé » la prière d’El Aïcha à la mosquée : « Du fait de cette obscurité j’ai préféré m’abstenir d’aller à la mosquée. Il y a des voyous qui profitent du noir pour agresser les habitants », a-t-il attesté. Dans tout cela, les habitants de la cité des 336 logements mettent en cause les services municipaux et font état de ce qu’ils ont qualifié « d’amateurisme » desdits services. « L’éclairage a été réparé avant le mois de ramadhan. Il n’a même pas tenu un mois! », a-t-on indiqué.
R. B.
