Ils réclament la prise en charge de leurs préoccupations – Les intendants menacent de boycotter la reprise

A l’instar des adjoints de l’éducation, qui ont prévu une grève nationale le 9 septembre prochain, les intendants de l’éducation nationale menacent, à leur tour, de perturber la rentrée scolaire.

La coordination nationale des fonctionnaires des services économiques, qui est sous l’égide de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), a décidé le boycott de tous les services administratifs et les réunions qui regroupent ces derniers avec l’administration. En signe de protestation contre la non prise en charge réelle et effective de leurs revendications, les économes et les intendants de l’éducation ont pris la décision de « ne pas assurer l’opération de versement de la prime de scolarité à pas moins de trois millions d’élèves nécessiteux, et de ne pas assurer la vente des manuels scolaires à plus de 8 millions d’élèves », selon un membre de cette coordination. Le recours à ces mouvements de protestation, explique-t-il, interviendra afin d’exiger au ministère de l’Education nationale la rétribution, aux intendants, des indemnités d’expérience professionnelle et de documentation. Par ailleurs, la coordination nationale des fonctionnaires des services économiques a tenu à rappeler que « l’indemnité de l’expérience pédagogique a été instituée par le décret exécutif n° 90-192 du 23 juin 1990, tandis que celle de la documentation pédagogique, par le décret présidentiel n° 02-330 du 10 octobre 2002 ». Les intendants de l’éducation, faut-il le rappeler, revendiquent une revalorisation, au même niveau que les autres corps de l’éducation. Cette revalorisation doit correspondre, selon la même source, aux différentes missions qu’ils assurent dans les établissements scolaires. Celles-ci varient entre la comptabilité la formation, la gestion ainsi que la vente des manuels scolaires.

L. O. CH