Abordant le problème de la surcharge dans les classes de première année secondaire qui va se poser pour la rentrée prochaine, M. Boubekeur Benbouzid, ministre de l’Education nationale a annoncé jeudi dernier à Alger, la réception de 140 nouveaux lycées au mois de décembre prochain, sur un total de 500 établissements prévus.
«Avec la réception de ces nouveaux lycées, réalisés en 2008, le nombre atteindra 530 », a fait savoir le ministre de tutelle, en marge de la réunion consacrée à la concertation avec les syndicats relevant du secteur, en prévision de la prochaine rentrée scolaire.
M. Boubekeur Benbouzid dira, à cet effet, que la réalisation de ces nouveaux lycées répondra au problème de surcharge qui devrait se poser en raison du passage des élèves ayant achevé le cycle moyen de l’ancien système et ceux du nouveau (après les réformes). Le premier responsable du secteur a, néanmoins, reconnu que la prochaine rentrée scolaire sera marquée par la surcharge dans les classes de première année secondaire, étant donné que les 140 lycées réalisés ne seront réceptionnés qu’au mois de décembre.
M. Benbouzid a déploré à ce propos, la lenteur de la cadence des réalisations, dès lors que 140 lycées ont été réceptionnés, sur un total de 500 prévus, rappelant ainsi « le non respect par les entreprises du bâtiment, au niveau des wilayas, des délais impartis ».
« C’est pourquoi nous avons recouru à des sociétés étrangères pour parachever le reste des projets à réaliser », citant, à cet effet, le contrat conclu avec la société de construction chinoise pour la réalisation de 10 lycées à Alger, sur 29 établissements prévus. Il faut dire que ces projets ont été lancés depuis plusieurs années, en 2003 pour certains, mais sur le plan pratique, ça ne reste que des chiffres. Le premier responsable du secteur a indiqué en outre, que « les CEM nouvellement bâtis seront mis à contribution afin de résorber le problème de surcharge prévu dans certaines wilayas, jusqu’à la finalisation des lycées prévus». Selon la même source, il est prévu également « des travaux d’extension des salles de cours au niveau de certains lycées, pour en augmenter la capacité d’accueil, outre la transformation de certaines structures en salle de cours, à titre provisoire ». Pour le ministre, ces mesures étaient des « solutions provisoires ». « La classe ne doit pas compter plus de 20 élèves », a-t-il conclu. Par contre, la réalité est toute autre. Selon les syndicats autonomes du secteur, la rentrée scolaire verra la réception de deux promotions issues, l’une de l’ancien système et l’autre du nouveau. Cela engendrera une surcharge dans les classes de première année secondaire qui risque d’accueillir 50 élèves, ou plus, chacune. Cela induirait-il l’échec de la réforme conduite par le ministre de l’Education ?
L.O. Challal

