500 000 communaux débrayent aujourd’hui

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La fédération nationale du secteur des communes (FNSC), affiliée au SNAPAP, a décidé de renouer avec la protestation, en appelant à une grève de huit jours à l’échelle nationale, à partir d’aujourd’hui.

Depuis deux ans, le secteur des communes ne cesse de faire face aux différentes actions de protestation des travailleurs qui réclament l’amélioration de leur situation socioprofessionnelle. En effet, les travailleurs communaux ne comptent pas lâcher du lest quant à leurs revendications, et appellent à continuer le mouvement de protestation et observer une grève de huit jours, à compter d’aujourd’hui. Cette décision est venue, suite à la non tenue des promesses, faites aux protestataires, par le département de la tutelle.

« Le bureau national de la FNSC, qui s’est réuni le 25 août dernier, a décidé en concertation avec les représentants des wilayas, de recourir à une grève de huit jours à compter du quatre septembre », lit-on dans le communiqué rendu public par la FNSC. Tout en précisant que cette grève, sera appuyée par plusieurs sit-in devant les sièges des wilayas, à travers tout le territoire national. Parmi les revendications des communaux figurent : « l’ouverture de négociations sur le statut particulier et le régime indemnitaire des communaux, l’élaboration de toute la réglementation relative au monde du travail et l’amélioration du pouvoir d’achat ». La fédération met en avant d’autres points, à savoir : « la réintégration de tous les syndicalistes licenciés et suspendus arbitrairement, la révision du statut particulier des corps communs, des ouvriers professionnels, des conducteurs et des gardiens, et l’abrogation de l’article 87 bis et le maintien du régime de retraite sons condition d’âge ».

Les syndicalistes réclament également le respect des libertés syndicales. « On dénonce les pratiques de certains responsables au sein des communes, qui empêchent les travailleurs d’adhérer à la FNSC », s’est indigné M. Boutabala, le président de la FNSC.

Samira Saïdj

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