Après les feux de forêts qui l’ont malmenée des jours durant, la Kabylie a renoué avec…les intempéries. La région, notamment la wilaya de Béjaïa, a été en effet submergée par les eaux pluviales causant des dégâts importants. Des familles ont été sinistrées. Ailleurs, à Tizi-Ouzou et Bouira, les dégâts ont été certes, moins importants, mais des localités ont été touchées par le phénomène. Des routes y ont été complètement obstruées rendant la circulation des plus difficiles. Pourtant, les quantités de pluie qui se sont abattues sur la région n’étaient pas si abondantes. L’état des lieux renseigne, on ne peut mieux, sur la qualité des préparatifs effectués en prévision de la saison hivernale. Rien ne semble avoir été fait, sinon comment expliquer que quelques gouttes de pluies aient causé une telle situation ? Heureusement, doit-on dire, que le ciel n’a pas été plus cruel, sinon, la catastrophe aurait été des pires. Cela nous amène à dire, en somme, que les leçons des années précédentes n’ont nullement servi. La saison dernière, des villages entiers ont été complètement isolés plusieurs jours durant, suite à la tempête de neige qui a terrassé la région. Il s’est dit alors que, pour éviter de telles situations catastrophiques, il fallait se préparer le plus tôt et le mieux possibles. Le nettoyage des caniveaux, par exemple, était la moindre des choses qu’on pouvait faire pour être au rendez vous des premières pluies, mais force est de constater que rien de cela n’a été fait. On a pris l’habitude, en fait, de réagir au lieu d’agir. L’adage disant : mieux vaut prévenir que guérir, semble être complètement ignoré des pouvoirs publics et des autorités locales. Résultats des courses, la population se retrouve soumise, à chaque situation climatique rude, à des désagréments immenses. On vit, en fait la peur au ventre. Intervenant après plusieurs jours de galère due à la canicule et aux incendies, la pluie aurait dû être un soulagement pour la région, hélas…
M.O.B
