Encadrés par leur association Tiouizi, les habitants d’Ihaddaden Oufela, quartier périphérique de la ville de Béjaïa, se sont rassemblés, hier matin, devant le siège de la wilaya pour demander, haut et fort, qu’on refasse la route qui mène à leur cité.
Un membre de l’association, qui a estimé le nombre des manifestants à quelques 500 à 600 personnes, nous a déclaré : «Cette route était impraticable depuis des années, mais son état a empiré avec les dernières pluies, au point où même un char d’assaut peinerait à l’escalader. De toute façon, dans l’état actuel où elle est, aucune voiture, aucun camion ne peut monter dans notre quartier d’Ihaddaden Oufela. On ne peut plus évacuer les malades ou les femmes sur le point d’accoucher». «Les promesses, ce n’est pas ce qui manque, nous en avons de toutes les autorités. Du président de l’APC, du chef de daïra et du wali. Mais aujourd’hui que nous sommes venus leur rappeler leurs promesses, nous n’avons trouvé personne pour nous recevoir», se lamente Elhouari El Yazid, président de l’association Tiouizi. Un membre de l’association ajoute que c’est dans le calme que les habitants d’Ihaddaden Oufela réclament leurs droits. D’ailleurs pour éviter tout débordement incontrôlable, ils ont interdit aux plus jeunes de les accompagner. Ils souhaitent que les autorités apprécient leur sens de l’organisation et de discipline et honorent les promesses qu’ils ont données. Il indique qu’il y une enveloppe financière de 3 milliards 400 millions de centimes qui a été dégagée pour la réfection de la route d’Ihaddaden Oufella. La délibération a eu lieu au mois d’avril dernier et, à ce jour, malgré toutes les correspondances envoyées à qui de droit, aucun début de travaux n’a été constaté. Les autres problèmes de la cité que les habitants ont volontairement tus aujourd’hui, sont l’absence de collecte des ordures ménagères et leur non raccordement au réseau de gaz de ville. Jusqu’à présent, ils se sont débrouillés avec les bonbonnes de gaz mais maintenant que les camions ne montent plus dans le quartier…
B. Mouhoub

