Le laisser-aller

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Par M. O. Benmokhtar

La RN 68 et le CW 48 se trouvent sérieusement menacés de fermeture au niveau de la localité de Tizi Ghennif, à cause de deux affaissements survenus l’hiver dernier. Autrement dit, ces éboulements ont été laissés en l’état 7 mois durant. Le laisser aller estflagrant. Ce ne sera que dans quelques jours encore que «les appels d’offre seront lancés», pour reprendre l’expression de la direction des travaux publics de la wilaya de Tizi-Ouzou,rapportée par le maire. C’est à se demander ce que les responsables faisaient durant les sept 7 derniers mois ! ? Il s’agit pourtant de deux axes routiers importants qui relient plusieurs localités. En somme, c’est toute une région qui risque l’isolement si la situation de ces deux chemins se dégrade davantage, ce qui n’est, d’ailleurs, pas à écarter, car l’hiver arrive à grands pas. Qui peut-on blâmer alors ? Ce n’est certainement pas le ciel, encore moins les villageois qui assistent impuissants à cet état de faits. Ces derniers prient pour que la situation ne se dégrade pas, car, en fin de comptes, ce sont eux qui payeront les pots cassés, en faisant des détours de plusieurs kilomètres. Ce qui se passe à Tizi Ghennif n’est en fait qu’un cas parmi d’autres. On a tendance, à Tizi-Ouzou, d’agir sous la pression. Qu’attend-on sinon pour entamer les préparatifs de la saison hivernale qui s’annonce rude ? Les caniveaux et canaux d’évacuation des eaux pluviales sont obstrués, la preuve : il a suffi de quelques averses pour que des localités et des villes soient submergées par les eaux, comme ce fut le cas à Ouadhias et Aïn Zaouia. Deux localité où l’aménagement urbain se fait attendre depuis plusieurs années déjà à l’instar d’ailleurs d’autres chefs-lieux communaux de la wilaya de Tizi-Ouzou qui se retrouvent dans la gadoue, chaque hiver.

M.O.B

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