Boudjellil Seuls deux villages sont desservis – Le transport défaillant

C’est la crise dans le secteur du transport de voyageurs dans la commune de Boudjellil.

Les habitants des différents villages éprouvent les pires difficultés pour se déplacer, à l’intérieur ou à l’extérieur de la municipalité. Le problème réside dans le manque de véhicules qui assurent la desserte. Pour une commune habitée par plus de 20 000 habitants, le rapport moyen entre le nombre d’habitants et celui des moyens de transport est quasiment insignifiant. Cela devient un véritable souci pour des centaines de citoyens, notamment, les travailleurs qui se font chaque jour de la bile pour rejoindre leurs lieux de travail dans la matinée, et leurs demeures, le soir venu. Deux villages seulement, sur 13 que compte la commune, sont desservis par des fourgons. Si le chef-lieu de la commune tire son épingle du jeu, le village de Béni Mansour souffre, quant à lui, énormément de ce manque. En effet, dans ce hameau, il n’y a que deux fourgons qui assurent la liaison. Ce qui demeure très insuffisant pour près de 4000 habitants. Même le transport ferroviaire n’arrange pas les choses, car il demeure insuffisant eu égard du nombre restreint de navettes, avec en sus des horaires qui n’arrangent pas les habitants. Par ailleurs, dans des villages comme Tala L’bir, ceux du douar Tazmalt (Aït Dassen, H’lassa, Saïda, Talefsa,…) et d’autres qui sont perchés sur les montagnes environnantes comme Tigrine et Ath Ouihdan, il n’existe pas le moindre véhicule de transport de voyageurs. Les habitants non véhiculés vivent un vrai calvaire. L’auto-stop, ou carrément la marche à pied, constituent la seule voie possible pour les villageois désirant se déplacer. Pourtant, après la libéralisation du secteur du transport des voyageurs, la commune a enregistré bon nombre d’operateurs qui avaient investi dans ce créneau. Le problème, alors, ne se posait pas comme aujourd’hui. Malheureusement, beaucoup s’entre eux ont changé d’activité pour une raison ou une autre.

Syphax Y.