…Din din après l’adoption de la plateforme de revendications, ccix Mohand Ou’popeye invite les porte-parole n yedrumen d texlijin n Ighzer n Walu à la rédaction de la déclaration. Histoire de riposter d’une manière scellée et non négociable au discours n Berzidan di Qsentina, il a été décidé de rédiger en tamazight le ducument à rendre public. Mais, arwah kec aru-tt la déclaration. Parmi les 199 conclavistes, ulac win yettarun s tamazight. Il fallait donc solliciter l’aide des départements de langue amazigh des universités de Bgayet, Tizi-Ouzou et, pour la forme et par souci d’équité, celui de Bouira qui n’existe pas. Ayant d’autres iyuzad à fouetter, ces derniers les orientent vers ijerriden n tuqna (enseignants de tamazight). Mais anida les trouver ? A Ighzer n Walu, ulac. Ulac même pas lakul. Finalement, ils se sont rappelé Papou, un ancien de l’académie berbère n Lpari. Lui, il écrit, parle et fait de la politique en tamazight. Seulement, il n’écrit qu’en tifinagh. Qu’à cela ne tienne ! De toute façon tifinagh est plus amazigh et plus officiel que le caractère latin. Papu traîne ses 65 ans jusqu’au bureau, s’assit et attend qu’on lui dicte la déclaration. Problème : on la lui dicte s tefransist. « Vous aviez dit en tamazight ! », leur rappelle-t-il. Il faut donc traduire. Intervient alors ccix Mohand Ou’popeye : « Wa dda Papu, nous ne trouverons pas meilleurs traducteur que toi, un ancien académicien, un vrai amusnaw ». Devant tant d’égards et de reconnaissances, Papu ne pouvait que se mettre au travail. Il prend la première mouture rédigée en français, la pose sur la table et s’apprête à traduire. Une heure passée, le stylo de Papu ne bouge pas. Trois heures après, la feuille blanche est toujours blanche. A une demi-heure avant la rupture du jeûne, Papu est toujours bloqué sur l’entête de da déclaration. Ighzer n Walu est inquiet…
Xuxuc