Les professeurs du lycée du chef-lieu de la commune de Saharidj, à une cinquantaine de km au nord-est du chef-lieu de Bouira, ont entamé la rentrée scolaire, avant-hier, par une grève, en signe de solidarité avec un de leurs collègues, enseignant de mathématiques. Ce dernier n’a pas été reconduit dans ses fonctions qu’il assumait depuis trois ans, d’abord en qualité de vacataire, avant de bénéficier d’une intégration l’année passée. Une intégration qui semble n’avoir pas été faite dans la régularité puisque remise en cause par l’administration de tutelle, qui se serait aperçue de la non conformité du diplôme de l’intéressé ingénieur de formation, aux exigences du poste telles que définies par la réglementation. Et il n’est pas le seul dans cette situation : « nous avons une trentaine de cas similaires à l’échelle de la wilaya », nous dit M Azzidane, membre du CNAPEST, syndicat national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique, qui ne manque pas de fustiger la tutelle pour un tel cafouillage combien préjudiciable à son image qui ne cesse de se ternir. Pour réparer son erreur, l’académie aurait instruit les directeurs de lycées concernés de ne pas reconduire ces enseignants dans leur postes, en leur demandant de ne pas leur remettre des emplois du temps, bien avant la notification d’une décision écrites aux intéressés qui ne devraient pas assumer, seuls, les retombées d’une mauvaises application de la réglementation, si tel est le cas. Le Cnapest, semble décidé à prendre en charge ce dossier et compte élargir la contestation à d’autres établissements, pour contraindre la tutelle à revoir sa décision, d’autant que les enseignants en questions comptent plusieurs années d’expériences et ont donné le meilleur d’eux même, sans qu’on ait à douter de leur compétences, nous dit notre interlocuteur. « Le conseil de wilaya du Cnapest va étudier la question et la soumettre au débat pour une prise de décision quant aux actions à envisager », nous dit-il, en nous apprenant en marge, que leur collègue traîne à ce jour, depuis octobre 2010, un mois de salaire impayé suite à une erreur de versement de salaire à un autre enseignant portant le même nom dans le même établissement.
Mohand Meghellet
