Ni les protestations énergiques des parents d’élèves, ni les dizaines de rapports des responsables de cet
établissement à propos de cet intolérable marché hebdomadaire du mardi, qui se tient autour du lycée, ne semblent interpeller les autorités, qui continuent à tolérer ce Souk, qui ne diffère en rien de celui des années 1950.
Bien mieux, l’on trouve même des activités des plus nuisibles au pied même du mur de clôture du lycée, tel que les stands à bestiaux, les vendeurs de poissons et autres étals de volaille. Egalement, sources de nuisance, les vendeurs de détergents et d’herbes médicinales, qui utilisent des mégaphones lâchés à pleines décibels, tout comme ceux des fruits et légumes et des chiffonniers, qui usent de la criée comme méthode de vente, comme au bon vieux temps. A cela, s’ajoutent des milliers de citoyens qui foulent les accotements des deux chemins communaux prenant en sandwich le lycée. Pendant ce temps, toutes sortes d’engins s’activent au niveau de l’ancienne place du marché à moins de 20 m de l’établissement, produisant un bruit infernal perceptible à des centaines de mètres à la ronde. Ajouté à cela, une…brume opaque de poussière qui enveloppe les lieux, créant un décor irréel, lugubre et fantomatique. Que de nuisances qui font qu’élèves et professeurs étouffent dans des classes où toutes les ouvertures et les voies d’aération sont fermées pour réduire l’impact des sonorités, de la poussière et des odeurs nauséabondes qui inondent l’édifice. De plus, chaque mardi matin, tous ceux qui fréquentent ce lycée se voient contraints de jouer des coudes et des épaules pour se frayer un passage, sur une distance d’environ 200m, pour atteindre l’entrée de l’établissement, slalomant entre les alignements des étals étroitement serrés les uns contre les autres, et des passants lourdement chargés de commissions ou de produits à vendre, qui n’hésitent pas à…foncer dans le tas pour se frayer un passage, quand ce ne sont pas les cornes pointues d’un bélier ou d’un bouc qu’il faut éviter pour avancer Les lycéennes et les enseignantes sont celles qui souffrent le plus de cette situation, elles qui se font, à chaque fois, bousculer sans ménagement et qui subissent cette dure épreuve chaque mardi matin. Pourtant, la délocalisation du marché vers le boulevard de la nouvelle ville, testée lors des examens du baccalauréat, a été concluante et beaucoup moins contraignante, avec moins de retombées négatives que l’emplacement actuel autour du lycée. Pourquoi alors ne pas l’avoir maintenu en ces lieux ? Seuls les gestionnaires en connaissent la raison. En attendant que le nouveau site retenu pour recevoir ce marché qui est l’ancienne base de vie des chinois, soit aménagée, le lycée Zouzamen continue à subir les affres de la proximité de l’un des plus importants marchés hebdomadaires de la wilaya. Espérons que les étudiants de cet établissement ne s’initieront pas aux…techniques du « trabendisme ».
Oulaid Soualah

