Par M. O. Benmokhtar
Tenues il y a quelques semaines, les réceptions en honneur des meilleurs élèves ont été les bienvenues et saluées par plus d’un, dans la mesure où ce genre d’initiative est encourageant et motivant pour les élèves. Mais, l’on se demande où peut bien résider l’utilité d’organiser ces collations aujourd’hui, soit deux ou trois mois après les examens et surtout en plein début d’un autre exercice. Chaque chose en son temps, comme dirait l’autre. Les lauréats doivent se concentrer aujourd’hui sur la nouvelle année scolaire et les prochaines échéances. Le champion est honoré juste après sa consécration. Cela se passe ainsi en sport et dans d’autres domaines, et ce pour conclure une saison plein de sacrifices. «Mieux vaut tard que jamais», pourrait-on dire, mais toujours est-il, le moment est mal choisi pour honorer ces enfants. Cette célébration doit manquer de saveur même pour les lauréats eux-mêmes. Ces derniers ont, à l’heure actuelle, plus besoin d’affaires scolaires et de papiers pour s’inscrire. La semaine passée, les élèves devaient avoir cours, mais à Agouni Gueghrane et à Tirmitine, ils ont eu «quartier libre» pour permettre la tenue de ces collations. Certains vont même jusqu’à dire que ces fêtes «en pleine rentrée» ne sont pas fortuites. Les APC peuvent être, en effet, soupçonnées de faire des calculs. Des calculs «politiciens», à l’approche des élections locales. En effet, il est légitime de penser que ces réceptions sont organisées pour séduire, à la veille de l’échéance électorale. Ces soupçons sont peut-être infondés, mais dans l’état actuel des choses, on ne peut jurer de rien. Une chose est néanmoins sûre, ces réceptions, après trois mois, ont perdu de leur saveur et de leur portée pédagogique.
M. O. B
