A l’approche de la saison hivernale, plusieurs boutiques et magasins spécialisés dans la vente de vêtements pour enfants, de chaussures et d’autres produits cosmétiques, se sont mis à l’heure des soldes. Ce phénomène, enregistré depuis plusieurs années au niveau de cette localité ne cesse de prendre de l’ampleur, l’objectif des commerçants derrière cette nouvelle tendance étant d’écouler leurs stocks de fin de saison et de se préparer à la prochaine. Ainsi, une petite virée au niveau de plusieurs magasins du centre-ville d’Aïn Bessam suffit largement pour en faire le constat. Les produits les plus exposés et les plus vendus restent, en effet, les vêtements d’été et les chaussures pour enfants, ainsi que les jouets. Au niveau de la majorité des magasins, on pourra constater des affiches sur les vitrines indiquant des soldes et des réductions pouvant atteindre les 70% sur les prix initiaux de ces produits, sans doute pour attirer l’attention des passants et liquider le plus de marchandise. « L’opération soldes ne se fait pas spécialement durant la période de fin de l’été nous faisons des liquidations à chaque fois que nous avons un stock important qu’on n’a pas vendu durant une période bien définie de l’année. Généralement, cette opération se fait avant la fin de chaque saison, et cela pour bien préparer la nouvelle saison qui suit et qui nécessite de nouveaux arrivages de vêtements », nous déclare un commerçant vendeur de chaussures. Et d’enchainer que « pour cette année, on a programmé une réduction de 30% sur chaque paire de chaussures restante. Donc, en moyenne, une paire de chaussure qui coutait 2500 DA est cédée, aujourd’hui, à seulement 1400 DA. Comme je vous informe que cette marchandise n’est pas de production locale, elle a été importée de Turquie ! ». Cependant, et malgré ces offres séductrices, cette pratique n’a pas réussi pour autant à capter l’attention des clients en cette période de rentrée scolaire, les citoyens se rabattent plutôt sur les étalages posés sur les trottoirs et sur le marché informel où la paire de chaussures pour enfants est proposée entre 200 et 400 dinars, contre 800 dinars minimum dans les boutiques. « Par le passé les gens achetaient, à chaque occasion, rentrée scolaire ou fête religieuses. Mais avec la dégradation du pouvoir d’achat et la flambée des prix de première nécessité cette tendance a progressivement disparu. Aujourd’hui, les achats se font par saison seulement ! », témoigne un autre commerçant du centre-ville, qui ajoutera : « La preuve est là. Malgré les grandes réductions des prix, les gens hésitent avant de prendre leur décision, qui n’est pas forcément la meilleure pour le commerçant. Seul un citoyen sur cinq finit par acheter, après une longue hésitation ! ».
Oussama K.
