A Bouira, une expérience déjà acquise

Le parti du RND, qui est omniprésent dans l’ensemble des municipalités appelées au scrutin du 24 novembre, n’a pas « repêché » n’importe qui pour porter haut les couleurs de cette structure. Les têtes de liste du RND, partant pour conquérir leurs municipalités respectives sont, pour au moins trois d’entre eux, d’anciens DEC, qui ont géré les APC durant les années 1994, 1995, 1996 et 1997. C’est le cas pour Hamoumi Nacer, ex-DEC d’Aghbalou, Hamitouche Ramdane, ex-DEC de M’chedallah et Aïnouche Hammouche d’El Esnam, également ex-DEC, mais aussi ex-P/APC (1997/2002), puis réélu comme maire toujours en 2002 avant la dissolution de son assemblée, suite au protocole d’accord signé entre les archs et le chef du gouvernement. Dans les autres communes, les listes du RND sont représentées par des personnes ayant plus ou moins un passé politique. A l’exemple de Saharidj, où Belkacem Ali, un ancien élu communal, avait décroché un siège lors des élections de 1997 sous une casquette d’indépendant. Ce dernier est connu dans la localité pour avoir été l’un des pionniers du mouvement associatif, il a été à l’origine de la création de la première, et la seule d’ailleurs, association féminine dans la région, spécialisée dans les activités traditionnelles telles que le tissage des tapis, la couture et autres. A souligner que le RND, qui aura eu le soin de s’abstenir de tout commentaire durant la protesta de 2001, part avec une certaine longueur d’avance sur ses concurrents qui, eux, ont « accompagné » la dynamique citoyenne, parfois à contre-courant. Les têtes de liste étant désormais rendues publiques, chaque candidat devra convaincre sa localité de voter pour un parti, certes jeune mais pas novice, car déjà doté d’une certaine expérience dans la gestion communale.

Hafidh B.