Parmi les problèmes auxquels sont confrontés les habitants de plusieurs villages de Beni Douala, il y a celui du manque des réseaux d’assainissement, plusieurs quartiers en sont privés. Les responsables municipaux sont en passe de le régler enfin. En effet, ils ont inscrit, dans le cadre du programme sectoriel de développement (PSD) de l’année en cours, des projets d’assainissement dont bénéficieront cinq villages de la municipalité. Seront concernés, entres autres, les quartiers des villages de Tadert Ouffela, Aït Mesbah, Aït Bouali et Ichardiouene. A ce propos, M Hadef, le maire de la commune, affirme que l’entreprise réalisatrice a été désignée pour effectuer les travaux sur une longueur de deux kilomètres : « Nous venons de recevoir une fiche technique de cette opération d’assainissement de la part de la direction de l’hydraulique de Tizi-Ouzou de l’exercice de 2012 qui vise à l’amélioration de la vie quotidienne de nos concitoyens,en remédiant aux fosses sceptiques qui s’avèrent incapables de parer définitivement à cet épineux problème ». Le P/APC ne cesse néanmoins de souligner sa crainte quant au retard éventuel que pourraient prendre le lancement des travaux : « les citoyens souffrent le calvaire dans ce chapitre, leur vie est devenue infernale et les fosses sceptiques ne sont plus une solution pour eux ». Continuant dans le même sillage, le maire regrettera l’indisponibilité d’un réseau final au village de Tala Khelil : « Les habitants sont ainsi exposés à une myriade de maladies à transmission hydrique (MTH). Le réseau d’assainissement qui commence au chef-lieu ne se prolonge que jusqu’au village d’Aït Messaoud, en aval du village de Tala Khelil, et les eaux usées de tous les villages, sis après Tala Khelil, se jettent dans la nature, dans une rivière au milieu des habitations de ce dernier village ». Le maire précisera également que ces eaux usées sont acheminées directement vers le barrage de Taksebt, ce qui constitue un autre danger pour toutes les régions qui en sont alimentés en eau. Les responsables municipaux interpellent donc les services concernés pour qu’ils accordent un projet spécial à ce village, puisque l’urgence de son cas est complètement avérée.
Arezki. G
