Comment… taire ? – Le cas aberrant du Centre Culturel de M’Chedallah

Par M.  O.  Benmokhtar

Triste sort que celui réservé au centre culturel de M’Chedallah. Un centre rénové à coup de millions mais qui est toujours fermé pour des raisons…à expliquer. Le wali de Bouira qui vient d’âtre saisi par le mouvement associatif, doit agir pour « élucider cette affaire». Le dit centre a été livré il y a plus de deux ans déjà sans qu’il soit cependant exploité par la classe juvénile. Pourtant, les jeunes de cette région ne demandent que ça, du fait que M’Chedallah manque terriblement de ce genre d’infrastructures. On se demande en effet, pourquoi cette structure a été maintenue fermée pendant tout ce temps ? Malheureusement, ce centre culturel de M’Chedallah est loin d’être un cas isolé en matière d’inexploitation. Plusieurs autres infrastructures, toutes aussi importantes les unes que les autres et dont le besoin se fait amplement ressentir, ne profitent pas aux populations du fait qu’elles n’ont pas été mises en service. D’autres projets, pour une raison ou une autre, ne voient toujours pas le jour à cause de retard dans la réalisation. Dans un cas ou un autre, ce sont toujours les villageois qui sont pénalisés. Comme c’est le cas par exemple à Ath Mlikeche, où au moins trois projets de développement sont en souffrance depuis des années. Que dire aussi de cette route qui a été endommagé par les intempéries, l’hiver dernier à M’kira, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, et qui n’est toujours pas rénovée. Aujourd’hui, son affaissement est devenu menaçant pour plusieurs habitations. C’est dire en somme, que le laisser aller s’est généralisé en Kabylie. Une région qui mérite un meilleur sort que celui qu’elle a aujourd’hui. Ce qui se passe à Tizi-Ouzou, Béjaïa et Bouira, en matière de gestion des affaires de la cité est tout simplement intolérable. C’est le moins que l’on puisse dire.

M. O. B