Les communaux haussent le ton

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Suite à « l’indifférence affichée par la tutelle », les travailleurs des communes continuent toujours leurs actions de protestation afin de se faire entendre. En effet, ils observent, aujourd’hui, une unième grève de huit jours à travers le territoire national. « Depuis deux ans, les revendications des communaux n’ont pas trouvé d’écho auprès de la tutelle ». Le bureau de la fédération nationale du secteur des communes (FNSC) dénonce, à cet effet, « le retard injustifié que mettent les pouvoirs publics à répondre aux doléances du secteur des communes ». « Il s’agit d’une aberration qui traduit un mépris flagrant envers les travailleurs communaux », a indiqué la FNSC, avant d’ajouter que, « les pouvoirs publics continuent à se confiner dans leur mutisme, affichant la sourde oreille aux revendications des travailleurs communaux, qui semblent totalement ignorés. Ceci dit, au lieu d’ouvrir un véritable dialogue, les pouvoirs publics s’entêtent, à ce jour, à s’opposer aux revendications des travailleurs ». Face à cet état de fait, la fédération observe, à nouveau, une grève de huit jours, à partir d’aujourd’hui, suivie d’un rassemblement devant le plais du gouvernement à Alger. Concernant la situation socioprofessionnelle des communaux, la FNSC a tenu à mettre en exergue « la précarité de l’emploi qui s’installe de plus en plus dans les communes, par le recours abusif aux recrutements précaires dans le cadre du pré emploi, l’emploi de jeunes, l’AIG…Etc ». La fédération pointe du doit, également, « la dégradation du pouvoir d’achat des travailleurs communaux face à la cherté de la vie ». Parmi les revendications des communaux figurent « l’ouverture de négociations sur le statut particulier et le régime indemnitaire des communaux, l’élaboration de toute la réglementation relative au monde du travail et l’amélioration du pouvoir d’achat ». La fédération met en avant d’autres points, à savoir « la réintégration de tous les syndicalistes licenciés et suspendus arbitrairement, la révision du statut particulier des corps communs, des ouvriers professionnels, des conducteurs et des gardiens, ainsi que l’abrogation de l’article 87 bis et le maintien du régime de retraite sans condition d’âge ». Les syndicalistes réclament également « le respect des libertés syndicales, la réhabilitation de la médecine du travail, avec la création d’un centre médical spécialisé pour les communaux, et l’application de l’indemnité portant la délégation de signature ».

Samira Saïdj

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