Ils ne décolèrent pas – Les communaux observeront un sit-in demain à Alger

Le bras de fer persiste toujours entre la fédération nationale des secteurs des communes (FNSC) et le département de la tutelle. En effet, les communaux observeront, demain, un rassemblement national devant le palais du gouvernement. Après les séries de grèves lancées depuis plusieurs mois, les communaux sont déterminés à hausser le ton en observant un sit-in, demain, devant le palais du gouvernement. « Ce rassemblement vient en guise de protestation contre l’indifférence affichée par la tutelle quand à nos revendications », a affirmé Azeddine Aït Khalifa, président de la FNSC. S’agissant du débrayage lancé depuis le 25 septembre, la FNSC a estimé que le taux de suivi a été de 80%, en moyenne, dans la majorité des wilayas. Concernant Alger, le débrayage n’a pas été suivi par beaucoup d’adhérents. C’est ce que nous avons constaté au niveau de quelques services des communes où des guichets de l’état civil et autres services administratifs sont restés fonctionnels, à l’instar d’Alger-centre, de Sidi M’hamed et de Mohamed Belouizdad. Selon un membre du bureau national de la FNSC, M. Boutabla, la situation à Alger «ne reflète pas le taux de suivi de la grève au niveau national». Selon les chiffres communiqués par ce dernier, dans certaines régions, le taux de suivi enregistré durant la première journée a atteint 100%. Parmi les revendications des communaux figurent « l’ouverture de négociations sur le statut particulier et le régime indemnitaire des communaux, l’élaboration de toute la réglementation relative au monde du travail et l’amélioration du pouvoir d’achat ». La fédération met en avant d’autres points, notamment « la réintégration de tous les syndicalistes licenciés et suspendus arbitrairement, la révision du statut particulier des corps communs, des ouvriers professionnels, des conducteurs et des gardiens, ainsi que l’abrogation de l’article 87 bis et le maintien du régime de retraite sans condition d’âge ». Les syndicalistes réclament également « le respect des libertés syndicales, la réhabilitation de la médecine du travail, avec la création d’un centre médical spécialisé pour les communaux et l’application de l’indemnité portant la délégation de signature ».

Samira Saïdj