Des quartiers privés d’eau à Tafoughalt

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“Nous sommes les plus pénalisés de toute la commune. Si les programmes sont respectés, nous aurons de l’eau d’ici une quinzaine de jours. La dernière fois que nous avons rempli nos jerricans, c’était au début du mois de septembre», nous dira un habitant d’Ath Oumeziane. D’ailleurs, même les écoles ne sont pas alimentées en eau. D’ailleurs, il a fallu que l’APC alimente l’école primaire Frères Salemkour à l’aide d’une citerne afin que la cantine ouvre ses portes. Les robinets de l’établissement sont à sec depuis des lustres. Les écoliers sont, ainsi, dans l’obligation d’avoir constamment sur eux une bouteille ramenée de chez eux pour pouvoir étancher leur soif, sinon ils souffriraient durant toute la journée. Selon les habitants du village, l’été a été très dur pour eux et ce n’est pas encore fini. Les raisons invoquées pour expliquer cette situation sont le manque d’eau au niveau des forages d’Oued Bougdoura et les fuites relevées sur la conduite principale, notamment à partir du réservoir d’Ighil Mouhou. En tout cas, les citoyens de Tafoughalt ne voient d’issue que dans le raccordement de leur village à Draâ El-Mizan pour bénéficier de l’eau du barrage de Koudiet Acerdoune. “Des promesses nous ont été données. Les responsables nous ont promis de lancer les travaux incessamment», nous a confié un membre d’une Djemaâ du village. D’autres parlent du projet retenu au lieu-dit Chakour. “ On a entendu que les lots ont été confiés à des entreprises, mais pour le moment, rien ne pointe à l’horizon», a conclu un autre interlocuteur. Du coup, les revendeurs d’eau ont remis en branle leurs citernes à mille deux cent dinars les dix mille litres.

Amar Ouramdane

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