Les corps communs et les OP de l’Education renouent avec la grève

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Le syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l’Education nationale (SNCCOPEN) a décidé de maintenir la protestation, en appelant à une autre grève de cinq jours, à compter du 21 octobre, pour dénoncer «l’indifférence de la tutelle» par rapport à leurs revendications qu’ils considèrent «légitimes». «On dénonce la politique de marginalisation menée par le gouvernement à l’égard de cette catégorie de travailleurs, les corps communs et les OP ont été complètement exclus des prises de décisions concernant les augmentations de salaires, le statut particulier et le régime indemnitaire», a affirmé le SNCCOPEN, par le biais d’un communiqué rendu public hier. Le syndicat a mis en relief «la situation misérable» dans laquelle se retrouve cette catégorie de fonctionnaires. «Pas moins de 100 retraités n’ont pas touché leurs pensions depuis dix mois», s’est indigné le SNCCOPEN. Face à cet état de faits, les corps communs et les OP ont décidé de continuer leur combat jusqu’à aboutissement de leurs revendications. «On va observer une grève de cinq jours qui sera suivie d’un rassemblement devant le ministère du Travail et de la Sécurité sociale pour exiger le récépissé d’enregistrement», lit-on dans le même communiqué. Cette décision a été prise suite à la réunion du Conseil national du SNCCOPEN, les 5 et 6 du mois en cours, sous la présidence du secrétaire général, Ali Bahari, au centre culturel de la wilaya de Béjaïa. Il est à souligner que la dernière grève, observée par le même syndicat, a été suivie à un taux de 57%, au niveau national. «Il y a des wilayas qui ont enregistré des taux très élevés, à l’instar de Ain Témouchent et Skikda, où la participation est estimée à 90%, suivies d’Adrar et de Bejaïa avec 70%», selon Ali Bahari. Les corps communs et les OP réclament leur «intégration selon le décret exécutif 240/12, la révision du statut particulier et le régime indemnitaire, avec un effet rétroactif à partir de 2008 et la révision du salaire de base pour cette catégorie». Ils revendiquent également «la généralisation de la prime de rendement à 40%, au lieu de 30%, l’abrogation de l’article 87 du code du travail et l’intégration immédiate des laborantins (ATL et ATS)», indiquant que ces derniers «suivent une formation dans des instituts spécialisés pendant une année, au même titre que les sous-intendants, mais un gouffre sépare les statuts des deux fonctions, alors que leur travail est intimement lié à celui des enseignants, avec un volet purement pédagogique, mais on les oublie quand on institue les primes pédagogiques», a noté le SNCCOPEN.

Samira Saïdj

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