Les greffiers menacent !

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La Fédération nationale du secteur de la justice (FNSJ) reste déterminée à continuer ses actions de protestation. En effet, les greffiers menacent d’observer un sit-in ouvert devant la présidence, si leurs revendications ne sont pas prises en charge d’ici à 15 jours. « On a accordé au vice-président de l’Assemblée populaire nationale (APN), un ultimatum de 15 jours, pour transmettre nos doléances au département de tutelle », a affirmé Mourad Ghedia, membre du bureau national de la FNSJ, ajoutant que « si nos revendications ne sont pas réglées dans le délai fixé le bureau national de la FNSJ prévoit d’observer un sit-in ouvert devant le siège de la présidence ou du plais du gouvernement ». Il a mis le doigt également sur les dépassements du ministère de la tutelle à l’égard des grévistes. « Ils ont fait montre de menaces et de licenciements abusifs », a-t-il noté. Il est à souligner que face à l’indifférence affichée par le ministère de la Justice, qui « continue à refuser le dialogue avec le protestataires »,  ces derniers restent toujours déterminés  à continuer leur actions de protestation jusqu’au bout. « La grève, déclenchée depuis le 10 avril de l’année en cours, n’est pas encore terminée », a lancé le même responsable. Depuis six mois, les greffiers ont procédé à plusieurs actions de protestation, marquées par une grève de la faim qui a  duré deux mois, mais en vain. La FNSJ a saisi plusieurs instances internationales, dont la  confédération syndicale internationale (CSI), qui a lancé un appel d’urgence au Président de la République pour mettre fin à la grève de la faim des greffiers. « La confédération syndicale internationale (CSI) s’adresse au Président de la République, en toute urgence, à propos de la grève de faim que mènent les syndicalistes algériens », lit-on dans la lettre de la CS. De son côté le plus grand syndicat américain (AFL-CIO) a adressé une lettre de soutien, dans laquelle il appelle le Président de la République à intervenir, afin de régler la situation des grévistes.      

   

   Samira Saïdj

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