A Maâtkas, le secteur du sport est pauvre, c’est le moindre constat que l’on puisse faire. Une commune sans stade, sans une véritable salle polyvalente et sans aucun autre espace sportif digne de ce nom. Toutefois, une salle polyvalente existe mais elle est vétuste et non conforme à la pratique sportive, d’ailleurs, elle n’est pas homologuée. Le toit ressemble à une passoire, le sol est si détérioré qu’il constitue un véritable danger pour les sportifs, les vitres sont toutes cassées et l’éclairage défaillant… En somme, c’est un véritable taudis où s’entraînent des centaines d’athlètes dans plusieurs disciplines. Concernant la salle des arts mariaux, qui ne mérite pas de porter ce nom puisqu’elle a été aménagée par les sportifs eux-mêmes et avec leurs propres moyens, son état est en dégradation trop avancée. En entrant, le risqued’être aspergé d’eau usée, qui se déverse de l’étage du dessus est omniprésent. Il faut aussi se boucher le nez, pour éviter les mauvaises odeurs émanant des sanitaires d’un autre âge. Une fois dans la salle des arts martiaux, qui est toujours en chantier, on remarque son exigüité son manque d’aération et son tapis de fortune. Cette salle est une source de danger pour la santé des athlètes. Après avoir interpellé toutes les autorités concernées, à savoir l’APC, la daïra et la direction de la jeunesse et des sports, et ne voyant rien venir, les sportifs, eux-mêmes, ont décidé de passer à l’action pour améliorer, un tant soit peu l’état de la salle. M. Mahtout Slimane, l’entraîneur de judo, déplorera : « Nous avons frappé à toutes les portes, mais en vain. Pour améliorer l’état de la salle, nous avons décidé et nous n’avons pas le choix, de prélever un montant de 20 millions de centimes sur les subventions que nous accorde la DJS en vue de financer notre participation aux différentes compétitions, afin de remplacer le tapis et de relooker un peu notre salle. Nous avons entamé les travaux, depuis le début du mois de septembre. Cet argent, normalement, est consacré à l’achat d’équipements et à encourager les athlètes, mais comme nous n’avons pas d’autres soutien de la part des responsables locaux, nous le dépensons pour la réhabilitation de notre salle ». Signalons que de cette salle, sont sortis plusieurs champions de niveau mondial, à l’exemple de Ouiza Moklat, championne du monde de vo vinam vo Dao et Tiziri Mahtout, championne d’Afrique cadette. Cela, sans parler de dizaines d’autres athlètes dans d’autres disciplines. Rappelons que la JSC Maâtkas compte prés de 400 athlètes dans pas moins de huit disciplines, une pépinière qui risque fort de disparaitre si l’on ne s’occupe pas d’elle.
Hocine T.
